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Konoe Shidan 水 Ninja d'Élite
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Date d'inscription : 03/08/2014

Fiche ninja
Niveau: 35
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MessageSujet: [ A - RANK ] Joyeux anniversaire...   Ven 15 Aoû - 22:02


L'aube peinait à se lever. Les premières lueurs peignaient l'horizon. Le tableau s'éclaircissait, un mélange de carmin et de cyan évoluait tranquillement. C'était ta vie. Tu baignais dans le liquide écarlate depuis que tu étais dans l'âge de le reconnaître. Ce fluide vitale, terriblement attirant, excitant et d'un autre côté, tellement sombre... Il pourrait faire pâlir les morts une seconde fois. L'hémoglobine semblait pleuvoir sur toi comme la mort, tes mains seront toujours recouvertes de ce voile sanglant. Comme la lumière chassant les ténèbres, le soleil se fit une place de choix, dans les hauteurs, au-dessus du monde. Sa pureté inspirait depuis longtemps notre civilisation, jusqu'à en troublait ses méandres, nous craignions la nuit. Nous la craindrons toujours. La rosée matinale représentait la fraîcheur nuptiale. Celle-ci était la principale cause de ton amour pour la nuit. Tu te sentais vivant lorsque celle-ci te volait un frisson. Malgré le vide que tu comblais par un patriotisme aveugle, malgré le vide que tu n'arrivais pas à remplir, mais auquel ton optimisme forcé t'obligeais à croire. Il te sortait la tête de l'eau, et tu prenais soudainement une grande bouffée d'oxygène pour combattre tes démons. Lesquels tu n'arrivais pas à battre, trop réel, trop saisissant... Ton hurlement secouait la forêt, faisait s'enfuir les corbeaux, tu n'arrivais pas à avancer. Malgré Kiri, malgré l'amour. Par la faute de l'amour. Qu'étais-ce que ce sentiment auto-destructeur qui était imposé aux hommes? Pourquoi une divinité telle que celle qui créa le monde s'était-elle obligée à créer le bouton rouge de l'humanité? Une perle tomba de tes cheveux d'albâtres. S'écrasant sur le sol comme l'ange déchu que tu te supposais être. Les visages de ta famille, de tes amies, de ton maître se poursuivaient et se superposaient alors que de nouveaux hurlements de douleur, digne du plus blessé des animal, secouaient les tréfonds des ténèbres. Quel hurlement, si ce n'est du plus puissant prédateur, pût ébranler les fondations du monde? La douleur n'était jamais suffisante, jamais trop présente, lorsque l'homme en ressentait trop, il se satisfaisait à la transmettre... Comme si cela l'en soulageait, alors qu'aux nombreux masques que portaient sa douleur, s'ajoutaient ceux de ses nouvelles victimes. Tu sombrais.
Tu te saisissais du parchemins qui s'accrochait à ta pochette. Tu parcourais celui-ci de tes yeux safrans.

A a écrit:
« Une personnalité que nous avons besoin de capturer et de soumettre à la justice pour vols multiples a secrètement organisé une fastueuse soirée pour ses 40 ans. Bien sûr, aucun ninja ni aucun policier n'a été invité. Nos agents ont néanmoins récupéré un carton, qui vous permettra de vous rendre à la soirée. »
Les divers autres informations de la mission était à lire entre les lignes, c'était une mission de rang A, comme dit dans l'entête. Comme souvent, les informations n'étaient pas nombreuses. Tu quittais le parchemin des yeux, plongeant ceux-ci dans le ciel désormais cyan. Tu te perds parmi les nuages. Cependant, comme souvent à Kiri, la météo se satisfaisait d'être changeante. Même sans nuage, la pluie pouvait-être au rendez-vous. C'est pourquoi, elle te tirait doucereusement de ton sommeil malvenu. Te forçant à te relever et à te mettre en marche, sans pour autant, te forcer à quitter tes pensées macabres par leurs ampleurs.

[...] L'homme s'appelait Jiraniu Menflum. Cette pourriture possédait de nombreuses maisons dans le monde et sa fortune pouvait en faire rêver plus d'un. Mais pas toi. Tu n'étais clairement pas inspiré par la fortune, par la noblesse d'un rang. Tu te satisfaisais beaucoup plus de la fantaisie qui allumait regard enfantin lorsqu'il t'observait passer en uniforme, t'imaginant les rêves et les pensées qu'il devait avoir parce que tu servais fidèlement ta patrie. Tranquillement, tu pénétrais dans le village. Te servant d'une cagoule archaïque et d'une cape devant te protéger du simoun. Tu réunissais tes affaires sur ton dos pour te faire légèrement bossu, marchant difficilement avec une inspiration et une expiration difficile. Ce village principalement marchand, plutôt aisé dans ses finances, était la dernière destination connu de ta cible. La chasse commençait, maintenant. Louant une chambre d’hôtel, pas loin de la destination, tu n'avais pas besoin de te demander longtemps ce qu'un homme de son rang pouvait bien se permettre de faire. Malheureusement, tu n'avais aucune idée de son identité, de la forme de son visage, de la taille de ses pommettes ou encore de son ventre engraissé par l'alcool et la nourriture. Tu avais une semaine pour le connaître comme son frère. Pour finalement le devenir. C'est pourquoi, dans un premier temps, tu devais l'observer. C'est cette période qui était difficile dans la vie de ninja, pas de sommeil, pas d'activité, tu devais juste ne pas bouger et l’observer, sans jamais quitter l'objectif du regard. Tranquillement, tu te positionnais sur un toit, en face de la maison de ta cible, pour observer sorties nocturnes et habitudes. Passant tranquillement une pilule énergétique entre tes lèvres, le goût amer de la caféine t'arrachais un frisson. Pourtant, presque immédiatement, tu sentais ton coeur battre diamétralement plus vite, tes poils se dressèrent sur ta beau, alors qu'une envie irrépressible terriblement sanguine s'emparait de toi. L'homme sortait de chez lui, la lune apparut, les nuages s'écartèrent pour laisser aux filaments lumineux le loisir de te nuire. Et quoi? Pensait-il vraiment que cela t'arrêterait? Tranquillement, tu te zappais comme quelqu'un du coin. Plus que vivre dans l'ombre, la lumière te permettra l'incognito. Te faisant brillant, tu hélais une bonne femme dans la rue sans plus attendre. Ta voix bruyante et grave interpella certainement ta cible, pourtant, tu ne t'en cachais pas, lui jetant même un petit regard. « Quelqu'un connaîtrait un bon restaurant où un voyageur pourrait se restaurer tel un boursier? » [...] Tu prenais la direction indiquer, avant de disparaître à nouveau avant de réfléchir, l'homme s'était fait un malin plaisir de t'indiquer un restaurant apparemment malfamé. La bâtisse semblait prête à s'écrouler. Tu t'avançais, ouvrant bruyamment les portes. « Un bon verre de saké. » T'exclamais-tu tout en tapant sur la table, il fallait que tu te fasses remarquer avant de disparaître à nouveau. L'homme t'avais suivi, les voyageurs qui arrivaient pile au moment clefs de sa quarantaine n'étaient certainement pas bien vu. Le verre s'écrasait sur la table presque aussitôt, mais pas d'un barman. Une femelle tout en chaleur s'approchait de toi, alors même que tu montrais les crocs. Cela t'avais tout l'air d'être un piège. Un putain de piège à con. « Bonsoir... » Murmurais-tu, suave, à son oreille.
Au final, ton homme semblait s’intéresser à ce bar, « La cruche percée. » qui ressemblait à un repère pour malfrat. La femme s'avérait être une prostituée qui proposait ses services aux voyageurs éteints, certainement qu'elle piquait quelques ryos au fond des pantalons, rien de bien méchant cependant. Ta mission ne comportait pas le besoin de savoir où il revendait ses marchandises, mais de mettre la main sur ce receleur ne pouvait qu'être un plus. En plus de ça, il mangeait régulièrement au « Ramen de la prairie. » et passait le plus clair de sa nuit aux côtés de femme dans le « Moulin de minuit. » Il avait une femme qu'il appelait le plus souvent « Chérie. », mais qui était surnommé par les invités précoces, dont la famille, par « Katty. ». En plus de ça, il avait deux enfants, pas souvent apprécié, tu décelais une certaine gène dans le regard de la mère. N'étaient-ils pas à elle, où n'étaient-ils pas de lui? C'était tout un mystère à résoudre dans le prochain feuilleton.


La musique folklorique se mêlait aux vapeurs du pays. Les invités semblaient s'ambiancer comme il le fallait. La femme s'était isolée avec un inconnu, mais le mari semblait s'être accaparé de quelques bienfaitrices. Cependant, tu étais sur la liste, mais pas voire peu connu. Il te fallait te faire voire, maintenant, pour qu'on ne te soupçonne pas. Pour ça, rien de tel que la danse. Et la séduction. Ton regard opaque devait en faire chavirer plus d'une. Tes cheveux d'albâtres voltèrent aux grès de tes mouvements, jonglant de partenaire en partenaire. Lorsqu'enfin, une jolie et belle jeune femme, aux jambes élancés, jugea bon de te rejoindre dans ton entreprise. La seule conclusion que tu en tiras fut la présence d'une autre ninja sur ce cas. Mercenaire certainement, mais le regard marin de la demoiselle t'avais littéralement envoûté. L'agilité et la prestance que chacun de ses pas transmirent ne pouvait qu'être l'oeuvre du sur-homme, le ninja. Certainement une mercenaire, ou une gentille femme en quête de connaissance haut placé, mal placé. Cela ne pouvait être bon. Tu décidais de ne plus changer de partenaire et te lançais dans une danse que tu fignolais à chaque pas. Tu te collais un peu plus à elle, laissait ton souffle rauque caresser doucement son cou.
En sueur, tu décidais de t'arrêter à la fin de cette chanson, après trois longues danses, vous vous rendirent compte que la piste n'était qu'à vous durant ce temps. Sous les regards approbateurs de la clientèle qui, heureux de s'offrir un tel spectacle, vous offrirent même quelques applaudissements. Modeste, tu levais la main de ta partenaire, lui offrant un baiser tout en te mettant à genoux, avant de t'effacer. Un ninja à la lumière, mais ne sachant en tirer parti, n'était rien. Pourtant, la jeune femme rendit un toast qui fit lever tout les verres de la salle, à ton honneur. A votre honneur. Tu caressais son ingéniosité du regard et la saluait, un verre de vin à la main. T'effleurais ses cheveux du regard, un désir jusqu'à alors inconnu s'emparait de toi et un nuage de papillon semblait naître dans ton abdomen. Du désir, visiblement. Cependant, gardant cette apparence et cet, désormais, hétéronyme d'être divinement beau. Tu devenais l'une des figures de cette soirée, vint le moment où l'on te demanda ton nom. « Jinshei. » Dévoilais-tu, simplement; une vague de douleur et un tsunami de souvenir s'abattait sur les papillons, les tuants sur coup. Pourtant, lorsque la jolie demoiselle s'approcha de toi, tu devinais que tu l’intéressais, pourquoi? Ta danse où ta virilité? « Heureusement qu'il n'y en a pas beaucoup comme vous. » L'idéalisais-tu. Où était le problème? « Vous seriez étonné, elles ne voulaient pas danser, simplement. » Ses mots s’abattirent sur toi tel des couteaux, elle n'était pas seul, il fallait jouer serrer. « Un verre? » S'enquit-elle. Elle te prenait de vitesse, s'enfonçant dans la foule, tu passais à côté du chauve, ne le quittant pas un instant du regard, entouré de trois noiraudes qui elles, ne te quittèrent pas non plus des yeux. Tu compris. Ce n'était pas des catins. Il fallait jouer serré. La demoiselle vint te poser le verre dans la main, le doute t'emplit, tu ne savais pas ce qu'il pût être mis dedans. Tu craignais le poison plus que tout. « Merci bien, mais je comptais m'arrêter au niveau de la boisson, pour ce soir. Mais nous pourrions rejoindre un coin plus tranquille, histoire de faire connaissance. Vous connaissez mon nom, contrairement à moi. » Poursuis-tu d'une traite. Serré, serré. Tu reposais ton verre en passant, t’esquissant d'un simple fond d'eau, tout en rejoignant un couloir te donnant une vue parfaite sur ton homme, entre deux invités. « Izaya. » « Magnifique prénom. » Elle sembla regarder autours d'elle, pour finalement observer le même coin que toi, l'entre-deux invités. Tu voyais juste. Caressant sa hanche, tendrement pour l'enlever à son voyeurisme. Tu collais ta bouche à son cou, murmurant doucement. « Rare sont les femmes qui égalèrent mes nombreuses années de danse à l'étranger. » Un mensonge, mais il faudra en donner plus. [...]

« So what... » Vint le moment du dîner. Toujours pas de présence de la femme, tu décidais que le moment propice sera le matin, lorsque l'homme se sera bien saoulé la gueule. [...] Tu ne revenais jamais sur tes décisions, pas même lorsque sa femme et son amant se retrouvait à faire l'amour dans le lit conjugal. Soudainement sujet à une méprise certaine, tu te décidais à rentrer quand même dans la chambre. Et de faire un carnage, transperçant les deux au niveau de la poitrine. Tes trois griffes entraient et sortaient de leurs poitrines, leurs pieds ne touchaient plus et ne toucheraient plus jamais le sol. Alors que la femme fut envoyé proprement dans l'armoire. Tu te décidais à prendre l'apparence de la femme pour répéter ton numéro. « Ils l'ont tué quand il s'est décidé à me protéger, tes gardes... Tu sais... » [...] Au final, l'homme se retrouva à suivre sa femme malgré les quelques doutes, notamment l'une des questions qui suggéra le plus d'interrogation. « Comment es-tu au courant? » « Mais enfin, c'est normal que des personnes t'en veulent, vu ta réussite. Ces femmes avaient tout de kunoichi, c'était facile à découvrir pour moi qui vient de ce milieu. » « Ce milieu? » « Tu sais bien que ta belle-maman était kunoichi avant d'être riche, voyons chéri! » « Ah oui... Pardon. ». La fin de se dialogue se résuma par la douche sous ton déguisement; l'improvisation n'était pas ton fort. Mais l'homme éméché n'y avait vu que du feu avec sa voie chancelante et ses jambes tremblotantes. Désormais, n'ayant plus confiance en sa garde, il se sauva avec toi.
Il n'en fallut pas plus pour te sauver avec lui. Tes poursuivantes furent semées avant même le début du combat et tu t'en tiras sans plus de problème en l’assommant dès qu'il se rendit compte du problème. Au final, ni vu ni connu, mais deux morts à ton actif.
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