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Yondaime Mizukage
Yondaime Mizukage
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MessageSujet: Menace à Suna   Dim 17 Aoû - 11:20


« Broyez lui un testicule. »
L'ordre surprit jusqu'au bourreau le plus sadique. Dans le sous-sol secret du service de torture et d'interrogatoire de Kiri, même le rugissement d'un démon à queues ne parviendrait pas, selon les rumeurs, à retentir hors du bâtiment tant ses architectes avaient déployé des richesses de génie pour l'isoler du reste du village. D'une extrémité à l'autre des couloirs souterrains, qu'importe l'étage ou l'éloignement des gardes, le personnel pouvait écouter l'écho des râles du Sunajin torturé dans la « Bruyante » ; nom donné à la salle la plus sécurisée du service où hurlaient les otages précieux de Kiri ; lesquels étaient pressés sous des machines aussi difformes que le devenaient leurs visages aux morceaux rapiécés. Et quiconque, le même jour, aurait cédé à sa curiosité, jetant un œil au-dessus de l'épaule des gardes qui servaient de deuxième porte à l'antichambre mortuaire, apercevrait une bête prétendante au titre d'homme, totalement épluchée de sa peau halée ; les genoux étaient broyés par des mécanismes qui semblaient rire d'un rire métallique lorsque le bourreau les actionnait ; ses paupières sectionnées découvraient le blanc ahuri de ses yeux, qui tournoyaient avec une telle frénésie que ses iris noirs semblaient couler ici et là comme une tâche d'huile sombre ; enfin, le malheureux hurlait, élevant sa poitrine au plus haut comme pour s'extirper d'un lit recouvert d'épines, le seul élément qui manquait à son supplice. Soudain, la voix de la femme qui donnait leurs ordres aux bourreaux retentit plus fort, parvenant même à masquer les prières du semi-mort.

« Je vous ai dit de lui broyer un testicule ! Appliquez ! Qu'attendez-vous ? Jimmu-sama vous a placé sous mon autorité ; arrachez lui ses informations avec sa couille ! »

Quoique noyé dans son sang, la voix brisée par quarante minutes de cris, l'esprit pliant sous une quantité de douleur insupportable, le Sunajin torturé ne perdit pourtant pas la faculté de comprendre. Un instinct, ou des résidus de pensées, substituait en lui ; son œil se stabilisa, cessant de disparaître dans un coin puis dans l'autre de sa paupière ; sa rétine, que nul n'avait vu en détails depuis que les bourreaux l'avaient allongé dans la Bruyante, s'arrêta sur la femme qui venait de prononcer son prochain malheur ; puis ses lèvres s'ouvrirent avec la lenteur d'une jeune fille prête à donner son premier baiser, tandis qu'un mélange de suie et de sang lui peignaient le bas du visage - derniers éléments mobiles sur ce corps inactif. Voir un prodige de résistance et d'abnégation se rendre aux derniers centimètres qui le séparaient de la mort fut plus effrayant pour les gardes, la responsable du service et les bourreaux que d'avoir assisté à son dépeçage. Le Sunajin baissa lentement le menton avec un regret dans le regard ; la femme leva alors une main ferme vers la porte, indiquant aux ninjas médecins restés dehors qu'ils pouvaient soigner l'homme du désert. Envoyé par Suna lorsque Suna tenait toujours debout, il avait accompli sa mission diplomatique à Kiri, réalisant les objectifs qui lui avaient été confiés, prêt à partir aussitôt pour son désert natal. Malheureux destin ! S'il n'avait pas quitté les siens, Shukaku l'aurait probablement dévoré aussi ; mais s'étant rendu dans la Brume, il y perdit sa peau, ses paupières, ses genoux, ses sens, sa dignité de ninja.

Que désirait obtenir Jimmu ? Des informations et le service absolu de l'homme. Qu'avait-il refusé ? De s'asservir à un autre Kage que le sien ; acte glorieux d'un shinobi que Jimmu, le vieil homme des vieux principes et de la vieille génération, vénérait plus que tout. Les voix, donc, se turent au service de torture ; la Bruyante cessa de l'être ; il n'y eut plus que des murmures, des bruits de pas, la musique agréable d'une plume rongeant le papier avec vitesse ; puis les médecins, ayant donné au Sunajin des bandages pour peau et des canes pour genoux, l'arrachèrent aux bras de la Mort ; si bien que le malheureux se réveilla, quelques jours plus tard, à l'Hôpital militaire où un énième message lui annonça que son nouveau maître n'attendait plus que lui pour « le fameux départ ». L'otage serait le guide pour Suna ; l'élément angulaire de l'Expédition qui approchait. Voilà pourquoi le Mizukage avait sauté sur l'occasion de saisir l'homme du désert et de lui interdire la sortie du village. Kiri ne manquait de rien pour partir dans le pays des dunes ; or, même avec l'armée la plus puissante et le matériel le plus sophistiqué, se jeter dans l'inconnu sans une boussole rendait toute victoire impossible. Le Sunajin était la boussole.

Devant la porte du village se trouvait Jimmu, portant la cape bleue des Mizukages de Kiri ainsi que le chapeau brodé d'un kanji de perles. Quoique premier protecteur du village, le vieil homme avait décidé de mener le groupe jusqu'à Suna, de se trouver lui-même à leur tête, d'accompagner son projet autant qu'il le leur laissait. La durée de l'Expédition mettait d'autant moins le village en danger que son second et la majorité de ses troupes surveillaient toujours les lieux depuis la Brume. Jimmu jeta alors un regard toujours lassé sur les membres du voyage. Quelques ninjas d'élite, son garde le plus loyal, Kaguya Hide ; le dernier virtuose pour la maîtrise des os et du squelette humain comme arme de guerre. Bien sûr, Makkura ne quittait pas Jimmu, ayant préparé les doses du remède qu'ils devraient probablement prendre après avoir subi quelque piège d'un marionnettiste survivant ou de l'un des nombreux serpents mortels de Kaze. Accroché à une laisse, leur guide de Suna, momifié sous ses pansements, arriva peu après, semblant avoir été investi d'une vigueur nouvelle lors de son séjour à l'Hôpital. Quantité de drogues et de sceaux lui permirent de marcher et de penser avec la clarté d'un vivant. Cependant, une secousse trop violente suffirait à le tuer ; il était donc sous la surveillance maternelle de Jimmu et de son meilleur ninja médecin, à savoir Makkura. Son allure ne trahissait aucune blessure ; de plus, ses bandages achevaient de lui donner une allure d'homme du désert, où beaucoup de shinobis se masquaient à la façon du Tsuchikage Mû. Bref, aucun douanier de Kaze ne pourrait douter de la santé de leur compatriote.

Ennuyé, Jimmu alluma sa pipe, brassant de telles quantités de fumée que des braises pétillèrent sur sa barbe, manquant de l'allumer. Il ne dut la survie de sa relique capillaire qu'à l'humidité des lieux. Et, lorsque le dernier venu surgit des portes de Kiri, le vieil homme prit la parole, imposant aux autres un silence qu'on lui accordait même quand il ne disait rien :

« Dans la grande lutte des villages ninjas, l'instinct le plus primitif domine. Et, de même que les animaux marins se tiennent loin du rivage, attendant qu'une quelconque bête assoiffée vienne se désaltérer, de même Kiri s'isole du reste du monde, ne jaillissant des flots que lorsque les participants d'une lutte s'affaiblissent. Aujourd'hui comme aux précédentes guerres, nous nous tenons loin des conflits, paraissant inactifs du côté de l'étranger, mais prêts à bondir sauvagement de la mer du nôtre. »

« Depuis la purge de Yagura, notre village n'a jamais autant manqué de richesses et de moyens de reconstituer sa puissance perdue. Si vous appartenez tous ici à la jeunesse dorée de Kiri et que vos dons vous hissent au sommet de la hiérarchie du monde ninja, vous êtes pour beaucoup les derniers de familles disparues durant les massacres de mon prédécesseur. Mais je vous l'affirme : la première marche vers la grandeur se trouve dans le désert ! Depuis quelques temps, Suna semble s'être pétrifié derrière ses dunes ; ses pions n'avancent plus sur l'échiquier international ; pas un Sunajin n'a accompli de missions récentes ; un affolement saisit l'aristocratie du désert ; le Daimyo aurait attenté à sa vie tant la nouvelle qu'il dissimule au reste du monde le terrifie ; bref, le village semble avoir disparu de la surface du monde. »

« L'intérêt premier de l'Expédition sera de nous informer sur l'état de Suna ; mais pas pour le soigner. Aucun espion n'a réussi à approcher de ses murs. La vie a migré. Un nouveau maître gouvernerait le désert. L'identifier, nous renseigner : voilà notre première mission. […] L'homme muet que vous voyez derrière vous n'a plus de nom. Sous le règne de Yagura, il a quitté Suna afin de réaliser un échange quelconque avec Kiri. Il sera notre guide ; néanmoins, le service d'interrogatoire a manqué d'obtenir sa mort avec son accord. Il se trouve dans un état malheureux ; gardez un œil sur lui ; surtout, protégez-le si nous venions à faire face à une menace quelconque. Sans lui, perdus, le soleil du désert nous tuera un à un. »

« Arrivés au village des Vents, deux éventualités : Suna tient toujours debout ; pas une pierre de ses bâtisses n'a été bouleversée par des événements dramatiques ; sa disparition subite du monde n'a été que le résultat d'une volonté isolationniste de l'actuel Kazekage. Soit. Nous serons alors intrus sur un sol hostile et deviendrons les proies immédiates de forces militaires bien supérieures à nous, d'autant plus qu'ils se battront sur leur sol. C'est pourquoi, nous voyagerons avec les quinze carrioles que vous apercevez là. Elles débordent de nourriture et d'eau. Alors, lorsqu'une unité quelconque de Suna viendra nous arrêter afin de nous détruire pour intrusion terroriste, nous prétexterons l'apport d'une aide humanitaire depuis Kiri suite à leur inquiétante actualité. Notre fausse motivation d'aide internationale dissimulera nos intérêts. Il ne nous restera plus qu'à partir ; et je ne manque pas d'arguments, même en territoire adverse. »

« La deuxième éventualité est celle que j'espère et crains le plus : la puissance de Suna aura été réduite par une force inconnue, une attaque étrangère ou une catastrophe naturelle ; leur village aura disparu sous des décombres, absolument ou non. Alors, notre couverture de soutien international n'aura plus d'utilité ; nous l'abandonnerons en chemin comme le costume d'un hypocrite, et nous pillerons un maximum de données, de parchemins, de plans et d'armes dans les décombres que notre ami Sunajin localisera pour nous, sachant où se trouvaient les bâtiments régaliens. Néanmoins, mes objectifs et volontés sincères resteront secrètes jusqu'à l'arrivée aux murs du village. Lorsque tout le monde aura accompli son devoir, qu'importe les forces en présence, nous partirons dans la seconde ; quitte à enjamber les survivants après les avoir dépouillé. Faites donc le moins de victimes ! Nous ne prenons pas des terres ; nous drainons ses forces afin de les injecter dans les nôtres. Enfin, pas de scandales diplomatiques avec l'étranger ! Si vous veniez à rencontrer des ninjas d'ailleurs, animés par la même volonté que nous, aucun Kirijin ne devra ouvrir les hostilités ! Que cela ne quitte jamais vos esprits ! »


Les marchandises que décrivit le Yondaime s'entassèrent sur des voitures de bois situées à un mètre de lui, attirant l'attention de l'assistance qui passait des lèvres du vieil homme à l'activité des porteurs de vivres et autres boîtes de bambou. Jimmu poursuivit donc son propos, parlant des risques inconnus ou des quelques informations que Kiri obtînt depuis des générations sur les défenses de Suna. Il balaya également la possibilité d'une rencontre avec d'autres villages et des réactions à adopter selon leurs origines : Kumo serait le plus problématique ; Jimmu rêvait de doter Kiri des démons récents qu'ils obtinrent, et même du plus ancien. Quant à Konoha, sous leur insigne de soutiens à la population de Suna, le Mizukage indiqua qu'un rapprochement, au mieux une neutralité, devait être maintenu, mettant en avant l'objectif humanitaire de l'Expédition de Kiri. Il éclaircit alors la raison de sa venue ; une raison simple, à préciser néanmoins avant le départ de l'unité.

« […] Ici, personne n'a participé aux trois dernières guerres. Je suis né au début du siècle et ne suis toujours pas mort à sa fin. J'ai survécu à mon époque, qui elle s'éteint sous mes yeux ; et si les méthodes militaires ont évolué avec les métaux de nos kunaïs et les moyens de se battre, l'expérience que j'ai accumulée depuis cent ans ne peut pas être inutile à vous tous. À l'intérieur du village, je ne suis qu'une statue donnant des directives. Or, le livre le plus gros ne doit pas rester au sommet de la plus haute étagère, comme je le suis au plus haut étage de la Tour de Kiri. Il doit être mis dans toutes les mains, surtout les plus jeunes et les plus prometteuses : les vôtres. J'ai donc obtenu du conseil une possibilité unique dans la vie d'un Kage, à savoir de vous accompagner et de vous transmettre une petite quantité de mon savoir. Dans le désert, vous verrez comment luttaient les toutes premières générations ninjas. Néanmoins, ne pensez pas que je vienne uniquement par souci professoral. Nous ne savons pas ce que nous trouverons là-bas. Et quiconque oserait approcher aussi prêt de l'une des cinq grandes puissances mondiales ne pourra pas survivre sans moi. »

Sur ces derniers mots, le Mizukage regarda ses hommes les uns après les autres, s'assurant que tous brûlaient de la même volonté que lui. Kiri possédait tous les avantages du monde pour la réussite de son pillage. De même, si Jimmu dirigeait son unité, c'était aussi – mais il ne voulait pas l'avouer – parce qu'il ne savait quasiment rien du danger qui risquait d'attendre ses shinobis, et que lui-même, s'il espérait trouver Suna en cendres, craignait de découvrir la force qui parvint à le faire, et qui était une menace pour n'importe quel autre village ninja. D'ailleurs, quels étaient les objectifs des Kirijins ? Piller un maximum. Ils pouvaient donc aussi bien revenir ruinés qu'avec des rouleaux et des plans d'artillerie à la place des caisses de nourriture qu'ils transportaient dans leurs fausses carrioles humanitaires. Aussi, Jimmu partait avec les siens par dignité ; il ne voulait pas jeter ses hommes dans l'inconnu comme un enfant dans l'ombre. Les bénéfices potentiels que Kiri pouvait gagner avait achevé d'engager Jimmu dans l'Expédition. Et, à vrai dire, le vieillard n'était pas mécontent de voir un événement pareil troubler le fil de ses jours. Pour la première fois depuis la Troisième guerre, il sentit une liqueur brûlante imbiber ses organes ; il se souvint de ses missions d'infiltration et de survie dans un milieu hostile, des soirées passées à trouver le nord grâce aux étoiles, des animaux qu'il tua et des méthodes assimilées pour la traque d'un homme à partir de ses traces ; bref, il avait hâte d'employer à nouveau ses réflexes rouillées de ninja, désireux de mettre en application ce pourquoi il avait rejoint l'Académie de la Brume à l'aube du monde, et de se jeter dans l'aventure comme un garçonnet ; mais un garçonnet âgé de plus d'un siècle.

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Ninja légendaire de Kiri
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MessageSujet: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Dim 17 Aoû - 19:13


Brume Pillarde

Règlement :
₪ Chaque participant reçoit 1000 ryos qu’il peut dépenser dans la boutique de son village (Cf. Système #1) afin d'améliorer son personnage. Les mises-à-jour faites sur votre personnage seront effectives durant l'aventure.

₪ Vous avez 72h pour répondre à votre tour. Passé ce délai, votre tour sera sauté et il pourra advenir n’importe quoi à votre personnage.

₪ Merci de respecter chaque étape à la lettre ; vous avez la possibilité de fuir, de faire face aux situations proposées, etc. Cependant, sachez que tout peut arriver et que personne n’est à l’abri !


Scénario :
₪ Depuis que l'Akatsuki et Ichibi ont rayé Suna de la géographie mondiale, un vide politique inquiéta les autres villages, attira leur attention et les amena à se questionner sur les raisons de l'inactivité du désert. Isolationnisme soudain ? Attentats gravissimes ? Tempêtes plus violentes que les autres ? Nul n'a jamais su avec précision qu'une organisation démentielle et un démon parvinrent à détruire l'un des plus puissants villages ninjas. Aussi, l'Expédition de Kiri fut décidée dans le secret, l'objectif premier étant de s'informer par nous-mêmes sur la situation de Kaze ; quitte à avoir été trompé par leur ruse et ne rien trouver d'anormal, sinon un accueil hostile et délicat de leurs unités d'élite.

₪ Parmi les cinq grands pays, Kiri a la particularité de n'avoir pas participé directement  une guerre et de s'être engagé tardivement dans les deux autres. Pourquoi donc ? Parce que la Brume attaque ses voisins au moment où ils se montrent les plus affaiblis par la lutte. Nous appliquerons la même méthode à Suna. Mais notre volonté ne consiste pas seulement à piller un cadavre géant ! En effet, le Mizukage semble inquiet qu'un village ninja puisse être mis à mal aussi facilement. Tantôt, il espère trouver Suna dévasté afin de pouvoir réaliser ses ambitions secrètes, tantôt, l'idée de voir un vieux rival annihilé d'un jour à l'autre l'angoisse ; quel adversaire assez dément aurait pu faire cela ? Sauf Kumo ou Konoha, qui serait assez puissance pour plonger Suna dans le malheur ?

₪ Après avoir torturé un ancien agent de Suna venu à Kiri pour des affaires quelconques sous l'ère Yagura, notre Expédition bénéficie donc d'un guide recouvert de pansements à la mode de son pays afin que les gardes ou survivants que nous risquerions de trouver ne remarquent pas la gravité des blessures que nous lui avons fait subir. De même, toujours par prévention, nous escorterons une quinzaine de carrioles traînées par de vigoureux animaux de la région, qu'il nous suffira d'échanger à la frontière avec des bœufs ou des ânes habitués à l'ardeur du soleil de Kaze. Prétextant une mission humanitaire, les douanes ou, si rien de grave ne leur était arrivé, les Sunajins ne tiendront pas rigueur de notre intrusion. Quant à Jimmu-sama, il dirigera la mission de loin, dissimulé d'abord dans l'une des voitures afin de ne pas marcher puis rejoignant ses hommes avec une vingtaine de minutes de retard, soucieux de n'être remarqué qu'aux derniers mètres du village de Suna, lorsque nous aurons découvert ou non sa disparition.


Que savons-nous ? :
₪ Quasiment rien. Nous ne savons pas que l'Akatsuki se trouve derrière tout cela ; les ninjas que vous êtes n'en ont d'ailleurs jamais entendu parler. Nous ignorons également qu'un gros démon à une queue hiberne dans Suna après l'avoir ravagé. Et si nous nous doutons bien que d'autres villages auront également envoyé leurs meilleures hommes afin de réunir eux-aussi des informations, nous ne savons ni combien ils seront, ni leurs intérêts. Bref, que de surprises pour nous !

₪ Notre mission a pour premier objectif de nous renseigner sur l'état de Suna. Si son absence soudaine sur l'échiquier international et son immobilisme étonnant venaient à être un leurre, et que le village nous apparaîtra normal et sauf au terme de notre voyage, notre couverture d'aide humanitaire nous évitera d'apparaître comme des intrus hostiles préparant une invasion. La recherche d'informations sur l'étendue des dégâts et ses auteurs s'impose, avant le pillage, comme l'une des clefs de réussite de la mission.

₪ Pour l'instant, notre guide et ancien Sunajin reste la seule source d'informations que nous avons. Habitué du désert qu'il sillonna durant des années, il saura nous guider facilement vers Suna et nous montrer des raccourcis que seuls les patrouilleurs des dunes ont appris durant leurs formations. Les membres de l'unité devront donc le protéger avant tout, même avant le Mizukage qui dispose déjà d'un garde d'élite.

₪ Arrivée estimée à : 12 h du matin.



Intérêts & Risques :
₪ Vider Suna de ses archives secrètes, voler un plan ou un modèle de leurs balistes, récupérer un maximum de Fuinjutsu,
₪ Bien sûr, s'approprier leur or ; notamment celui du règne du Yondaime Kazekage (les carrioles serviront de moyen de locomotion),
₪ Arriver, grâce au guide, jusqu'à l'ancien repère de la Brigade des pantins pour y dérober des plans de prothèses anatomiques.
₪ Saboter et brûler la totalité du reste des documents, du village et des victimes potentielles afin de ruiner les ambitions semblables de nos voisins. Action prioritaire sur le pillage ! Mieux vaudra partir les mains vides mais s'assurer que eux aussi plutôt que de partir riche comme les autres.

₪ Risques démesurés. Nous ne savons pas quels dangers nous attendent, si Suna tient toujours debout, si tout cela n'est pas un piège, si le Daimyo n'aura pas renforcé ses défenses, si nous survivrons au désert.
₪ De même, étant les plus éloignés de Suna, nous risquons d'arriver sur les lieux parmi les derniers et donc de récupérer des miettes.


Ligne temporelle :


Déroulement :

Réagissez au discours de Jimmu puis décrivez notre arrivée à Kaze. Néanmoins, attention : nous n'arriverons pas à Suna même ! La prochaine étape de notre voyage se passera dans le désert. Décrivez également notre altercation avec les douaniers du pays. Nous pouvons aussi bien réussir à passer grâce à notre argument humanitaire que les tabasser. Libre à vous de les tabasser, ou bien d'utiliser notre guide. Sachez néanmoins que Jimmu voyagera dans l'une des 15 carrioles, donc dissimulé à la vue des gardes ou des agents qui nous auraient observé sur la route. Rappel que nous arrivons le dernier jour de la première phase ; donc tous les événements narrés avant nous se seront déjà déroulés ! Bon jeu à tous !

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Konoe Shidan 水 Ninja d'Élite
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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Dim 17 Aoû - 21:12


Les plaintes raisonnèrent longuement. Les doléances d'un homme-animal dans l'agonie. Vous lui enleviez sa condition d'humain afin de servir vos intérêts. Des intérêts que même toi tu ne comprenais pas, comme dit, ce n'était pas ce qu'on te demandait. Revêtant tranquillement un béret à la couleur carminé , orné du symbole de ton village, tu finissais de te rhabiller. Fatigué des hurlements, fatigué des plaintes. Ce serait toi, il serait déjà mort, pas par manque de cœur, au contraire. Cet homme était réduit à l'état d'animal. Il n'était rien de plus qu'une boussole; servant des plans plus grand que lui. Jetant un dernier regard derrière toi, un mépris grandissant, tu contemplais le côté obscure. Tu ne savais pas qui détester? Jimmu? Certainement pas, bien que tu le souhaiterais presque aujourd'hui, le respect était autant présent que l'intégrité était sans faille. Makkura? Elle ne faisait qu’exécuter les ordres et même si elle était présente, que tu ne déchiffrais aucunement ses traits, que tu ne cherchais pas à le faire, tu restais neutre sur tes éventuels ressentiments envers elle. Les autres personnes présentes ne faisaient, une fois encore, qu’exécuter les ordres. Entreposant une cigarette entre tes lèvres, tu sortais de la pièce, quittant l’atmosphère pesante qui y régnait sans que tu n'en perdes la froideur une fois dans le couloir. T'adossant au mur, tu ne réprimais aucun de tes tremblements, du désir, de la haine à en cracher tes tripes. L'adrénaline faisait battre ton cœur, bander tes muscles, tu ne t'entendais plus penser, assourdit par un désir qui te dépassait. Le stade du ressentiment était largement dépassé, c'était une colère sublime qui t'habitais. Tu sentais chacun de tes muscles, chacun de tes membres, tu te complaisais de guerrier. Un barbare aux capacités infinies, virevoltant entre ses ennemies, fauchant la vie comme si l'on t'avais créé pour ça. « Putain... » Grommelais-tu. Tu étais dévoré par cette vendetta lancinante, alors qu'une atmosphère d'un calme absolu t'entourais.
Si ce n'était tes traits. Une fièvre brûlante s'emparait de ton visage, c'en était fini de tes rides ennuyés. Désormais, on ne pouvait te regarder sans ressentir ton aigreur. Tes cheveux opalins semblaient devenir de plus en plus foncé, tes yeux se perdaient dans un nuage de fumée recrachée après avoir inspiré le poison. Tout compte fait, le dit poison te détend; il semblait même fait pour ça. Heureusement encore que tu ne ressortais pas d'une mission, alors gavé d'excitant, tu te serais certainement rendu dans le pays du sable sur le chant. Cependant, il restait à faire. Tu posais tranquillement ta main sur ton chapeau, le remettant bien droit, avant de décider qu'il était temps de prendre l'air. Un événement particulier t'emplissais de fierté et te remontais plus qu'à bloc pour cette intervention... Tu étais accepté au sein de l'escouade de l'écume rouge. Les vétérans, bien qu'âgé d'à peine une vingtaine d'année. Il te restait à apprendre, beaucoup, qui si ce n'est le vieux Jimmu pour t'apporter cette expérience. Une chose était sûr, l'objet de pouvoir qui, auparavant, contrôlait le démon du sable était certainement une relique que l'ancêtre apprécierait avoir. Pour servir d'accoudoir ou pour ranger ses cendres une fois qu'on l'aura incinéré, tu te le fourrais où tu pensais, la fierté de retrouver cette artefact serait de mise lors de ton retour de cette mission. Tu repensais au courage de ta boussole, il était sûr que si vous veniez à rencontrer des survivants, ils tenteraient, soit de le tuer, soit de savoir qui il était. Momifié tel qu'il était, tu doutais presque de sa capacité à parler. [...]

Situé derrière le vieil homme. Habité d'un calme que tu qualifierais d'avant tempête, tu l'écoutais simplement. Déblatérer, déblatérer, déblatérer... afin de motiver des troupes qui, tu l'espérais, seraient déjà gonfler à bloc. Tu rejetais ton regard sur l'un des pions de cette mission, plutôt important, tu ne saurais le rapporter à une pièce quelconque de ton échiquier. Là où Jimmu était le roi, tu avais encore du mal à rallier les intervenants à des capacités distinctes du jeu. Qui sera le cavalier? Pourfendant l'arrière ennemi sans s'inquiéter des premières lignes? Ou encore le fou, avançant toujours en diagonal. Mais surtout, seras-tu un pion dans cette expédition? Où la tour de ton roi? Nous étions prêts à sortir de l'eau. Eau qui permettait depuis de longues années la survie. Aujourd'hui, la réputation des Kirijins seraient à nouveau à prouver. Rapporter un trophée de cette bataille rendrait à ce pays une fierté depuis longtemps oublié. Depuis l'ère Yaguya, la population se trouvait subir à un schisme. Allez savoir pourquoi... En tout cas, une victoire ne nous ferait que du bien, il était clair que nous n'étions pas épargné par le passé proche, mais justement, nous serons les plus aptes à combattre réellement dans les jours à venir... Konoha devait certainement se cacher dans une paix factice depuis la seconde grande guerre et Kumo... Kumo entretenait ses soldats, encore et toujours... Ils seront certainement d'une grande efficacité aujourd'hui. Là où la vitesse était de mise, vous sembliez mal parti. Tu optais presque pour un départ en vitesse, jonglant entre les lignes pour pénétrer dans le premier bâtiment enterré qui te sembleras intéressant. Pourtant, la roulette russe n'était pas et ne sera jamais ton fort, tu réservais cette tactique presque suicidaire à un dernier recours.
Tu jetais un coup d'oeil au barbu. Décidant d'accorder plus d'attention à ses paroles, tu te demandais presque combien de paragraphe tu avais sauté. Cependant, ta force n'avait aucun besoin d'être produite par des dires, tu l'avais bien avant qu'il ne commence son discours. En réalité, c'était la partie politique qui t'avais ennuyé. Tu le réalisais avec un sourire, bien que d'ordinaire, la froideur était de mise, lorsque Jimmu parlait, les regards restaient posés sur lui et personne ne remarquerait son erreur. Le plus gros livre ne doit rester sur l'étagère. C'était à méditer. Le vieux livre pourra toujours continuer de veiller, si ses faiseurs venaient à tomber dans une embuscade fortement possible. Une nouvelle fois, l'ombre était de mise. Vous avanciez sous la lumière des autres parties, restant dans une méconnaissance audacieuse, presque sous la demande de chance. Votre seul point fort était à double tranchant, pensais-tu en jetant un regard à la momie.

« Allons faire tomber une force qu'un village caché entier n'a pas réussi à combattre, nous sommes réunis pour ça... » Murmurais-tu, presque annonceur de mauvaise nouvelle. Nouvelles que personne n'ignorait. S'il y en avait un seul qui ne pensait à ça, qu'il rentre voire sa femme sur la champ, il n'avait pas sa place.

De ton côté, le départ se fit sans un bruit. Dans un premier temps, vous ne marchiez que pour rejoindre le port. Le voyage se fit rapidement, l'habitude. Nous étions dans notre environnement. Progressant avec facilité, nous atteignions notre destination aux aurores et embarquions dès lors. Tu prenais discrètement le même bateau que Jimmu. Bien que tu restas attentif aux agissements de tes confrères, tu ne prenais part qu'aux taches que l'on te proposait. Ainsi, lorsqu'une agitation précoce pointa le bout de son furtif nez, apparaissant d'un calme total aux premières lueurs, au final pour des ninjas tels qu'eux, tu devinais une complication minime demande minutie. On ne te demandait pas, tu ne t'en occupais pas, te contentant de garder un oeil sur le grand patron. Le voyage fut long, mais peu d'incident furent à déplorer, ainsi, tu amarres complètement reposé.

Passant devant, tu pris à cœur le respect des consignes, personne ne devait ouvrir le feu. Perdu dans tes pensées, concentré sur tes alentours, tu ne faisais clairement pas attention à tes coéquipiers, tu en perdrais presque la localisation de Jimmu. Cependant, tu n'avais pas perdu la localisation du vieil homme depuis la fin de son discours. La route se fit presque sans embûche. La présence des carrioles nous ralentissait et donnait presque raison de nous attaquer. Tu ne savais pas encore comment réagir vis-à-vis de ton nouveau statut? Tu t'étais instinctivement porté à l'avant, tes capacités physiques te permettant de réagir rapidement même à un assaut surprise, cependant, ne devais-tu pas protéger ton ombre et donc te positionner à l'arrière? Vous étiez levé depuis longtemps, l'interrogatoire s'était fini à l'aube. Le discours de Jimmu fut accompagné des lueurs sanglantes du levée du jour. Le soleil se préparait à vous taper sur la tête aux abords du désert, plus vous vous rapprochiez, plus vous quittiez vos brumeuses habitudes climatiques pour vous rapprocher de l'aride désert. Tu n'avais que peu de fois rencontré ses environs. Tu allais en avant de difficulté réel envers le climat, il te faudra rapidement trouver de quoi t'habiller convenablement, toi qui avait toujours préféré la froideur matinale à la chaleur de la mi-journée, tu semblais servi. Tu te préparais déjà à revêtir la cape des nomades pour voyager en paix, espérant simplement que de l'autre côté de la planète, le vent ne décidera pas à se lever.
Il allait surtout vous falloir des indications. Est-ce que quelqu'un avait déjà pénétré le pays, si oui, par où? Comment, avec quelles intentions? Trouverons-nous des morts? La douane sera-t-elle présente au moment voulu? Si d'autres cités se trouvaient être sur les lieux, ce qui était plus que probable, nous devrons agir en donnant à la chance une grande part de notre réflexion. Snobons les premiers bâtiments, jugeant que c'était certainement déjà pillé. C'était le centre qui allait être intéressant. Le temps passait, les nerfs furent mis à l’affût.
« Ne devrions-nous pas faire une courte pause? Histoire de nous préparer à l'entrée au désert? Je sais que le temps nous est compté, ne me prenait pas pour un imbécile... Je me disais jusque qu'arrivée dans cette atmosphère particulière sans nous être préparé plus que ça revenait à nous donner des difficultés physiques pour les épreuves à venir, s'il y en a, une fois dans le village... » T'exprimais-tu.


Je laisse au prochain posteur le loisir de me répondre et donc de finir l'arrivée à Suna, je n'ai pas trop parlé du chemin, c'est à vous de décider comme ça se passe. De même que je pense qu'il reste assez de trajet pour faire intervenir de petits mercenaires si cela vous enchante -puisque je n'ai pas mis trop d'activité dans cette première partie-.


Dernière édition par Kaguya Hide le Ven 22 Aoû - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Mer 20 Aoû - 9:34


ATTENTION : Il reste aujourd'hui 24H aux derniers Kirijins pour poster. Passé ce délais, le deuxième tour commencera pour les autres participants (ce message sera alors supprimé par votre serviteur).

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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Mer 20 Aoû - 16:08



L'idée d'un départ à la fois précipité, mais bien préparé, aurait pu mettre à mal l'esprit de chacun. Se faire à l'idée que quelques jours après, la vie ne serait plus la même et qu'un malheur pourrait advenir de manière inopinée rendait les choses encore plus difficiles. A vrai dire, ils ne savaient rien de tout ce qui pourrait y arriver, de tout ce qui pourrait s'y dérouler. Et également de ce qui pourrait advenir du monde, de la vie, de Kiri. Le futur n'avait jamais rien eu de sûr, encore moins pour un ninja, mais à l'instant présent, le futur en question semblait se résumé à une semaine ou deux. Rien de plus, on ne pouvait pas voir ce qui arriverait plus tard, passer ce délai et ce voyage étrange. Suna allait mal, Suna n'existait peut-être plus, Suna était tombée, défait. Mais nul ne pouvait savoir si tout cela pouvait être vrai, si le village de Kaze pouvait seulement être encore debout.
Makkura s'était levée maladroite, avec la sensation de découvrir des choses nouvelles qui changeraient sans aucun doute son existence. Une cigarette fumante entre ses doigts fins et diaphanes, elle se pinçait l'arête du nez, plissant les yeux avec force. Elle ne refuserait nullement de se rendre là-bas à la demande de son dirigeant, elle n'hésitait même pas, mais elle savait qu'au fond, ils ignoraient encore beaucoup de choses de la situation et tant d'angles morts pouvaient être un désavantage presque mortel.

Au fond, la question de vie et de mort commençait à se poser. Elle avait déjà fait face à la faucheuse jadis, mais celle de ces prochains jours ne serait pas la même. Sans doute serait-elle plus douce, ou à l'inverse, plus cruels. Elle n'en savait rien et peut-être était-ce ce manque de savoir qui la rendait un tant soit peu fébrile. Pour elle, scientifique dans l'âme et dans le sang, elle nécessitait un nombre correct de valeur sûre. Or, à cet instant, ça n'était pas réellement le cas. Soit, la jeune tatouée obéirait tout de même, et avec ces pensées, elle attrapait le nécessaire qu'elle comptait emporter, fermant ensuite la porte derrière elle pour rejoindre la place du village, là où le Mizukage s'apprêterait à donner un discours en l'honneur de cette mission, pour encourager son peuple et ses fidèles ninjas.

Le sérieux qui régnait dans cette ambiance si étrange au sein du village pesait presque sur les épaules de Makkura. Elle avait croisé ses bras sur sa poitrine, se tenant accoudée contre l'une des carrioles, non loin de la position de Jimmu. Elle écoutait son dirigeant d'une oreille presque distraite, elle connaissait déjà beaucoup de choses sur cette mission, et de ce fait, préféré se concentré singulièrement. Elle avait besoin de calme, de retrait pour faire face à ce qui se tramait, et voir tous ses ninjas agglutinés dans ce coin du village la rendait nerveuse. Elle n'avait jamais été habituée aux grandes réunions, à la foule croissante et à ces gens, tous des tueurs professionnels, comme elle, qui se battrait pour le salut de leur patrie s'il leur faudrait.
Certes, ils ne partaient nullement à la guerre, mais ils ne savaient pas réellement ce qui pourrait les attendre là-bas. Si d'autres villages y viendraient, si l'on y verrait d'autres ninjas ayant reniés leur village. Tout cela, ils l'ignoraient. Elle pouvait le lire sur les visages de ses compagnons, ces compagnons qu'elle avait déjà rencontré dans d'autres circonstances.

La belle redressait le visage, sentant que le cortège allait se mettre en route. Ils allaient prendre la route pour ensuite rejoindre le pays du vent, et son village caché. Après quoi, ils pourraient juger de la situation de manière plus sûre qu'en gardant des distances. Et puis, il y aurait aussi leur dirigeant à leur côtés, une certaine puissance à ne pas nier, un autre soutien, malgré son vieil âge, qui avait encore des rouages en état de servir. Ou du moins, c'était ce que la légende de Jimmu disait, et la tatouée se doutait bien que pour être Kage, il lui fallait une certaine puissance.
La route serpentait au travers des paysages étranges et différents, offrant un nouveau spectacle unique à la jeune femme qui n'avait presque jamais quitter son village natal. Et puis, peu après, la tranquillité et la douceur du climat pluvieux du village caché de la pluie laissait le pas à une température plus élevée et lourde, celle de Kaze. Là où le désert dominait, rayonnant sous l'astre diurne dominant le monde. Une ambiance climatique dont elle n'avait nullement l'habitude, mais le petit vent chaud qui frappait ses cuisses nues lui conférait une sensation de confort. Ce confort si singulier qu'elle ressentait une fois nichée dans un cocon de couette. Chose qui allait certainement lui manquer plus que tout autre chose.
En soit, le voyage avait été assez calme. Nul mercenaire ou tout autre adversaire pour déranger le cortège. Pourtant, ce genre de convoi à l'aspect de marchand devait être cible facile, même pour des mercenaires de bas étage à peine capable de trancher avec une lames des plus aiguisées qui soit. Peut-être était-il trop nombreux. La Rose n'en savait rien, mais toujours est-il qu'ils avaient été confrontés à un autre ennemi, de taille celui-ci : la chaleur et le climat étouffant. On ressentait également de l'humidité dans l'air, qui pourrait rendre la respiration difficile. La jeune femme tentait de s'imaginer le cas de figure où ils se seraient trouvés sans le moindre guide ; peut-être se seraient-ils perdus et auraient finis par être livrés à eux-même dans une décor aussi traître.

Le désert, encore et toujours maître en ces lieux, dominés le paysage comme un roi domine sa foule. Il se dressait, fier devant eux, comme un monstre prêt à les engloutir. Le genre de monstre qui vous épuiserait avant de vous tuer pour vous dévorer. S'ils se perdaient ici, ils crèveraient peut-être. Ou alors, ils seraient obligés de se bouffer les uns les autres pour survivre un tant soit peu. Avec un petit sourire amusé, songé à celui qui voudrait essayer de la dévorer.  

La tatouée espérait désormais que le voyage se termine assez rapidement, pour qu'ils n'aient plus à voir ce spectacle horrible et désolant. Un vide total et aride qui les épuiser peu à peu. 


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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Mer 20 Aoû - 20:50



Dernière arrivée. Si Akira respectait son manque de ponctualité propre à sa nature fainéante, son retard s’expliquait aussi par ses entrailles. Ce qu’elle avait piqué à une quelconque ninja – dont elle ne se rappelait même plus le nom – elle l’avait vomi. Tripes et courage, étalé au sol. Son masque à gaz fraichement acheté dans sa main, son ordre de mission dans l’autre, la jinchuriki s’était retrouvée misérable dans une allée sombre de Kiri. Penchée en avant, l’acide lui piquait le palet au sein d’une bouche pourrie d’amertume. De frustration. D’une foule infâme et innombrable de sentiments illogiques. Comme si subitement, ce village qu’elle n’avait jamais vu avait toujours eu en son cœur une partie d’elle-même. Stupide chose qui dégobillait toute sa bille dans le brouillard épais de Kiri mais qui avait tout de même toujours gardé en elle l’espoir d’un jour revoir une terre natale qui au fond, n’avait jamais réclamé le rebut qu’elle était. Les sunajins avaient-ils seulement remarqué son absence du village ? Quand et comment était-elle arrivée au village de la Brume, au final ? Des questions se pressaient dans l’esprit désorienté de la jeune femme. Des questions pour éviter de penser à la réalité, éviter de penser à ce qui allait se dérouler d’ici quelques heures. La missive ne disait pas si la village du sable était endommagé ou ravagé, s’il y avait encore des âmes ou juste des cadavres – et cette sournoise attente dégoûtait réellement la kunoichi. Elle qui ne prônait que la paix malgré le sang sur ses mains, voir pour la première fois ses origines à travers un voile de mort et de décomposition au soleil aura de quoi la briser un peu plus que ce qu’elle ne l’était déjà. Laissant un petit débris d’elle-même dans ces dunes devenues tombeaux, Akira sera une apatride pour une éternité qui lui semblait impossible à supporter. Les yeux exhorbités sur le diner qu’elle venait de rendre, elle tentait néanmoins de repprendre son souffle.
De se calmer.
Un détour par chez elle, ses shurikens et autres kunaïs soigneusement rangé. Un tantô à sa hanche gauche, un katana dans le dos. Il était précisé qu’aucune boisson ou nourriture n’avait besoin d’être préparé, et ce fut alourdie de métal tranchant qu’elle partit. La brume lui semblait devenir de la poisse qui, envahissant ses poumons, l’empêchait de respirer. Bien qu’extérieurement elle essaya de ne rien laisser paraitre, Akira était tout sauf dans son état normal et mentalement, elle s’en voulait d’avoir une aussi grande faiblesse. Ne serait-ce pas un atout, en définitive, de savoir son seul et unique point de repère balayé de la carte ? Son seul espoir, son futur, évaporé dans les vents cinglants d’un désert dévastateur aurait au moins l’avantage d’ôter à la jinchuriki son talon d’Achille. Sans rien pour elle sauf le démon qui avait fait de la jeune femme une simple ninja en laisse, Akira n’avait rien à perdre.

Alors elle franchit les portes du village en retard, le goût toujours aigre de son appréhension en bouche. A peine avait-elle rejoint les autres, dont la femme avec qui elle avait partagé un repas, qu’un discours fut prononcé. Ses orbes d’un doré éteint virent alors le Mizukage en personne. Encore. Les rencontres qu’elle avait avec le vieil homme pouvaient se résumer en un amas de discours grandiloquents, masquant les mots avec d’autres. Ces mêmes phrases qui parlaient toujours du passé pour faire contraste avec le soi-disant brillant présent qu’avait le plus misérable des ninjas cachés. Évidemment, il était difficile que la situation de Kiri empire, étant déjà au fond du puis. Tout pouvait aller que vers le progrès, surtout en comparaison avec un Suna dont la situation semblait flottante et incertaine. En parallèle des directives que le chef du village donnaient, Akira craignait que cela ne cache un guerre à venir. Rien que le fait que des ninjas de la brume franchissent les frontières de sable était passible d’un affrontement entre les deux nations. Rien que ce qu’elle allait accomplir avec les autres était passible de lourdes répercussions. La solution bien trop légère selon elle qu'apportait Jimmu pouvait à tout moment se retourner contre eux. Mensonges, trahison de divers traités.. Akira frissonna. Alors qu’elle écoutait le suite du discours disant que la pille était un des objectifs, typique de Kiri, la jeune femme souhaita être ailleurs. Être quelqu’un d’autre. Tout, sauf l’un des mains qui allait peut-être déclencher un affrontement entre deux puissances, tout sauf le pillage de personnes qui n’avaient peut-être que ce qu’on leur prenait pour survivre. Tout sauf assumer le rôle qu’on lui avait attribué depuis toute petite. Son regard ambré perdu dans les braises que fumait le Mizukage, le parfum de la fumée la transporta loin d’ici. Quelque part dans une auberge, ou chez elle. Dans la quiétude et la sécurité d’une soirée ou sa vie ne risquait pas de disparaitre, ni elle ni celle d’autrui. Idéaliste froussarde qui aimerait ne pas frissonner en entendant les récits anciens d’un être encore plus ancien. ‘Survivre’, ‘guerre’.
Le regard du Mizukage se glissa sur elle, ignorant tout de la débâcle interne dans laquelle elle s’enlissait, ignorant peut-être même jusqu’à sa propre identité. Un murmure fit frissonner la jeune femme, et tournant sa tête, elle détailla celui aux cheveux d’un blanc anormal qui venait de prononcer ces mots. Puis, les braves petits soldats qu’ils étaient partirent alors, telle une vague d’ombre plongeant dans la brume blanchâtre. Allons droit vers notre propre mort. Ses pas étaient rapides, mais Akira se tenait volontairement au derrière du groupe. Allons droit vers celle qui a engloutit Suna.

Le voyage fut long. Ou court, peut-être. La jeune femme n’avait jamais eu à parcourir de telles distances, et dans une situation aussi méconnue que celle-ci. Son esprit restait bloqué sur les mêmes inquiétudes, n’arrivant pas à penser à autre chose qu’à ses propres angoisses. Le monde autour d’elle avait beau défiler, Akira ne s’en rendait même pas compte. Traversant terres et marais, elle n’aurait jamais pensé que quitter la lourde atmosphère du pays de l’eau jusqu’à celle brûlante de celui du vent aurait été une sensation aussi désagréable. Peu importait son origine, la kunoichi avait avant tout grandit et vécu à Kiri la majeure partie de sa vie, et l’humidité ambiante qui y avait toujours régné était à force devenue partie intégrante de l’épiderme de la jeune femme qui se vit aussitôt asséché par le vent sec. Au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient d’un territoire dont personne ne connaissait exactement l’état, la jeune femme paraissait se raidir de plus en plus. Fallait-il être impatient de voir Suna, même en ruines, ou le craindre – et surtout, avait-elle vraiment le choix. Non, bien sûr elle n’en avait aucun, mais cela ne l’empêchait toujours pas de redouter avec une certaine impatience cependant leur arrivée aux portes du désert. En arrivant devant ce monde jauni, ne reflétant que trop bien la couleur d’un soleil qui était en ces lieux omniprésent, devant ce sable, cette terre battue transformée en poussière, Akira pris une grande inspiration. Elle n’était probablement pas la seule. Arrêtés momentanément devant l’entrée d’un désert que tous pour la première fois découvraient, leur regards concentrés se perdirent un instant dans l’étendue ensablée. « Ne devrions-nous pas faire une courte pause? Histoire de nous préparer à l'entrée au désert? Je sais que le temps nous est compté, ne me prenez pas pour un imbécile... Je me disais jusque qu'arriver dans cette atmosphère particulière sans nous être préparés plus que ça revenait à nous donner des difficultés physiques pour les épreuves à venir, s'il y en a, une fois dans le village... »  La jeune femme haussa un sourcil en entendant cela, et de nouveau, aperçu ce même ninja aux cheveux immaculés. Si sa première remarque avait un sens profond, celle-ci était dénuée de tout intérêt. Sortant déjà une lourde cape blanche, elle l’attacha en silence, prenant soin de mettre le col contre son cou. Bien que cela masque son bandeau de Kiri qu’elle attachait derrière sa nuque, au moins était-elle protégée un minimum contre le vent. « Personne ne t’a pris pour un imbécile. » Sauf elle et son ventre qui se tordait rien qu’à l’idée de pénétrer dans un territoire ‘ennemi’. « Personne n’avait besoin de tes conseils non plus. »
Un maigre sourire se dessina à la commissures de ses lèvres. Chassez le naturel et il revient au galop, même dans les situations les plus difficiles. Revenir à son cynisme et à sa douce provocation habituelle avait eu pour effet de permettre à Akira de retrouver des bases sur lesquelles reposer. Précaires certes, mais si cela pouvait apporter un peu d’air à son esprit malade de tourner en rond, c’était toujours à prendre. Après tout, elle n’avait pas complètement tort : à moins que le Mizukage ne choisisse que des ninjas de rang basique, tous ceux présents à cet endroit précis n’avaient nullement besoin d’un rappel aussi évident que celui-là. Quel allait être l’autre conseil ? Evitez de mourir surtout, hein. Et puis, pillez tout, dans le doute.

Et l’expédition repris. Avançant dans le début du désert, leurs déplacements ralentissement légèrement à cause du sable. Toute nouvelle sensation pour celle qui avait comme nom ‘Sabaku no’. La chaleur pénétrait au fur et à mesure son corps continuellement en mouvement, malgré la blancheur de la cape qu’elle avait revêtue, et bientôt, de la sueur perla sur son visage. Le rythme saccadé qu’obligeaient les carrioles accompagnant la petite escouade rendait le trajet encore plus épuisant. Et puis ce soleil. Encore et toujours, cet œil de feu semblait diriger toute son attention ainsi que sa chaleur sur ceux qui n’avaient jamais vu ses rayons qu’à travers d’opaques nuages. Astre révélateur, probablement, le groupe de kirijin se fit rapidement intercepter. Cinq silhouettes troubles encerclèrent rapidement les ninjas du pays de l’eau. Taches noires se découpant dans l’or des dunes, cette vision avait presque quelque chose de surréel pour Akira. « Vous empruntez un chemin connu seul des patrouilleurs du désert. Qui êtes-vous et que faites-vous sur ce territoire étrangers ? » Le reflet des kunaïs qu’ils tenaient brillaient au soleil. Un éventail également fut à demi ouvert. Akira capta du regard l’arme qu’elle n’avait jamais vue auparavant, tandis que le vent souffla sur les quelques secondes de silence qui s’installèrent. Portant son attention sur le guide sunajin, la kunoichi se souvint qu’il ne pouvait parler – par manque de langue ou par traumatisme, elle ne voulait le savoir. Avançant alors d’un pas, profitant de son physique et de son bandeau quasiment caché par sa cape, niché dans le creux de son cou, Akira salua les ninjas du pays du sable. « Ce sont des ninjas de Kiri en aide humanitaire. Ils apportent des ressources à notre village, et moi ainsi que lui.. » dit-elle en désignant du menton l’homme enrubanné de pansements et autres bandages. « .. Les accompagnons jusqu’à Suna. » Trois des sunajins portèrent leur regard vers les carrioles tandis que les deux autres continuaient d’observer fixement et sans grande conviction le petit groupe. Selon le Mizukage, l’Etat du village du sable sera déterminé par la réponse qu’ils donneront.

Destruction totale ou simple protectionnisme.
Derrière son air confiant, Akira aspirait seulement à faire demi-tour.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Mer 20 Aoû - 21:57


Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]


feat.

A Kiri depuis bientôt une semaine tu t'y étais arrêté pour te reposer après avoir marché plusieurs jours et avoir dormit à la belle étoile plusieurs nuit. Tu  savais que la-bas tu serais en sécurité pour quelque temps. Même si Konoha te croyait morte, il était mieux pour toi la brune de ne pas y retourner avant longtemps. Le calme plat autour de toi et tu avançais dans les rues du village caché de la brume. Il pleuvait, et tu avais mit ta capuche au dessus de ta tête. Tu regardais durant quelque minutes les gouttes de pluies.  Le ciel était avec un dégradé gris ce qui se confondait bien avec l'horizon. Seule comme toujours tu t'étais installée dans une petite auberge, et tu offrais en échange tes services. Cela te donnais juste le nécessaire pour survivre mais tu étais en fin de compte vite habitué à ce rythme de vie. Certes la compagnie te manquait tout comme les membres de ta famille. Mais c'est pas comme si tu n'avais pas le choix. Le clan Uchiha n'était plus... Bref, Ces derniers temps, tu avais pris l'habitude d'écouter les ragots et les rumeurs qui circulaient un peu partout dans les pays lorsque tu voyageais. Tu avais entendu que Suna avait été rayé de la carte. Disparut, volatilisé. Plus aucune trace ? Comment cela avait été possible ? Tu y réfléchissais tout en entamant ton petit déjeuné, ton regard était vide, et fixais le mur en face de toi. Ton manteau noir était sur ta chaise et aussi étonnant que cela pouvait paraître t un'avais pas froid...Tu étais juste assez occupée pour ne pas y penser.

Tu étais prise de curiosité, comment l'allié de Konoha avait-il put ne pas résister à une attaque ennemi ? Trop de questions tuaient les questions. Tu lâcha un soupire et décida d'aller confirmer ses rumeurs.  En fait, ne pas savoir si cela était vraiment arrivé t'agaçais. Tu finis ton petit déjeuné puis te mit en route après avoir remis ton manteau et avoir déposé ton sac sur tes épaules. Tu payais l'auberge tout en les remerciant de leur accueil. Puis te mis en route pour le village caché du sable.  Vive le soleil ! Adieux pluie grise de malheur ! Tu souriais à cette pensée car tu devais bien l'avouer la chaleur te manquais. Tu marchais désormais vers la sortie nord de l'ancien village sanglant. Tu sortais désormais du village, l'auberge ou tu avais séjourné précédemment n'était pas loin. C'était pour cela que tu n'avais pas mit longtemps à atteindre les portes. Tu avais vu une kunoichi ? De celui-ci se diriger en courant vers celle-ci comme si elle était en retard. Tu la suivie donc discrètement, prenant soin de rester loin derrière elle. Tu te cacha quelque part, et regardait les alentours d'un œil. Apparemment, ils étaient tout un groupe à partir vers Suna. C'était logique si les rumeurs étaient vrais puis en général elles n'existaient pas pour rien ! Tu attendis un peu, puis tu les suivit sans plus attendre gardant toujours tes distances durant le voyage.  Faisant parfois des pauses, tu regardais au fil du temps, les différents paysages qui s'offraient à toi. Les kirijins étaient vraiment surprenant. Tu venais de remarquer un ancien ninja de Suna à l'avant du groupe. Plein de pansements, sans doute torturé. Tu te dis que tu n'aimerais pas être à sa place. Le voyage fut long mais pas vraiment délicat à vrai dire contrairement à ce que tu t'attendais. Le ninja de Suna devait leur servir de guide. Oui tu avais toujours eu une bonne capacité d'analyse mais vu la situation ce n'était pas compliqué d'imaginer.

Le Mizukage était là lui aussi apparemment, et avait fait un discours même si de ta position tu n'avais pas entendu grand chose.  Tu les observaient de loin. Konoha et les autres villages iraient-ils aussi à Suna ? Passeraient-ils aussi par le grand désert ? L'Atmosphère était différente à chaque endroit que u avais eu la chance de visiter grâce à ta curiosité, oui c'était un vilain défaut et alors ?  Ils faisaient une pause. Cachée sur une branche d'arbre bien loin derrière le groupe tu t'assis sur celle-ci.Le grand désert était maintenant devant toi et le groupe. Le sable était souvent chaud et les tempêtes de sable dangereuses. Comment pouvait-on vivre dans un endroit pareil ? Même si on ne pouvait choisir l'endroit ou l'on naissait, tu était la mieux placée pour le savoir après tout. Les Kirijins venaient de reprendre leurs marche. Il fallait que tu continue aussi d'avancer. Tu quittais désormais l'herbe verdoyante pour poser tes pieds sur la chaleur du désert. Tu grimaçais, et enlevais tes chaussures et ton manteau noir pour venir l'accrocher à ta taille. Quant à tes chaussures, elle vint atterrir dans ton sac. tu défis ton bandeau rouge de tes cheveux et le mit en bracelet autour de ton poignet droit. Sur toi il ne restait désormais plus qu'un simple kimono blanc court arrivant à peine à tes genoux. C'était vraiment un soleil de plomb, tu suais déjà n'étant pas du tout habitué à une telle chaleur. Tu fut obligé de ralentir le rythme de marche, même si tu fixait le groupe de ninja. La fête allait bientôt pouvoir commencer tient. tu te cacha dans le sable sentant la tension monté. Quelque chose brillait au loin. Des armes ninja ici ? Des rescapés du massacre de Suna ? Étrange tout ça. Mais l'adrénaline montait en toi comme ta curiosité. Tu te contenterais d'observer la suite des événements au loin. La méfiance était de rigueur il ne fallait pas que tu baisse ta garde. Qu'allait-il se passer maintenant ? Un suspense vint s'installer dans le sable du désert de Suna.



Mot de la fin :

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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Mer 20 Aoû - 22:37

Une demeure dans une forêt brumeuse cachant les pins et les épinettes, les bruyères et les bêtes. Les chants et les mélodies du temps résonnaient longuement dans les terres ancestrales, qui gardaient en leur sein les ressources pour elles seules et dont les propriétaires empêchaient les rivaux des autres dynasties de s’accaparer des ressources occupées à satisfaire les sangs bleus fidèles à leur patrie. Les maîtres de ces lieux vivent dans l’opulence, mais discrets sont-ils comme les marrées qui frappent les côtes du Pays de l’Eau, dirigées par la lune toute puissance, toute prestance; éternels, dictées leurs actions par la parole du Mizukage.

Dans ces forêts, entre les arbres qui pleurent, en cet automne avancé, les bourgeois sont prêts à vivre de grandes choses, car de sombres événements se dessinent dans l’horizon. Mais aucun ne sait ce qu’il va se passer, les semonces du mal germent dans les esprits malfamés. Mais ils sont loin et les Nishimura ne savent pas. Seules les rumeurs parviennent à leurs oreilles. Le village de Suna ne donne plus de nouvelles. Et la Voix qui tumulte dans le Silence essaie d’apprivoiser les sombres monstres qui agitent son âme. Ainsi Kan, fier soldat, légifère et menace de terroriser les servants à son service, mais Kei, son bien-aimée frère s’interpose. C’est là son passe-temps simple mais pacifiant. Des injures il annonce devant les valets pour s’apaiser. En quelle occasion est-il devenu si mauvais ? Il déteste ne pas avoir de nouvelles des autres patries ; Kiri sera-t-il assailli par les étrangers ? se demande-t-il. Mais son jumeau cherche à l’apaiser. Le premier injurie les Sunajin ; l’autre lui reproche sa promptitude à la haine. Ainsi, les deux se trouvent en altercation plusieurs jours durant avant que ne survienne la nouvelle : Kan va à Suna. Kan va partir. Et c’est ainsi un soulagement, car maintenant, il y aura paix en la Demeure Nishimura. Kei est enchanté, ainsi l’homme sans pitié sera harnaché au Maître Jimmu. Il se taira quelques instants, s’échinant devant un plus puissant, dans le lointain Pays du Vent ; et Kan cessera d’imposer sa loi chez les siens.

C’est ainsi que comme un chien à son maître va vers celui-ci obéissant, Kan vint à l’extérieur du village pour exécuter les ordres en se taisant. Il sortit du village muet, et selon les ordres, changerait ses actions, sans jamais mot dire des mépris au monarque tout puissant. Il vit un homme dont le corps était recouvert de bandelettes, suivant le convoi ; il vit des petites gens aider à amener les marchandises dans des boites et les transporter dans des véhicules hippomobiles devant lesquels étaient harnachés des ânes et des bœufs. Il s’émerveilla de ces bêtes merveilleuses, mais frêles sur leurs pattes. Il advint rapidement que Jimmu parla et Kan écouta longuement, laissant l’homme discourir sur des choses et d’autres, mémorisant chaque information dans son cerveau galopant. L’homme déroulait les événements et les actions qu’il exécuterait comme si sur sa langue étaient calligraphiées de lettres sur des milliers de lieux et qu'il déroulait le parchemin devant ses sous-fifres. Et ainsi écouta Kan, qui s’abreuvait à cette source. Il ne s’extasiait pas, il ne parla pas. Il suivrait quoi qu’il en coûte à sa personne. Il laissait l’homme ordonner, empêchant son esprit à vagabonder autre part. Il advint clair à Kan que de multiples ninjas de haut niveau se trouvaient ici et là, près de lui, s’il en jugeait par leurs carrures et leurs mimiques, attendant que le Maître cesse de parler. Lorsque ce fut fait, Kan se dirigea vers ce à quoi il croyait avoir été engagé - ou ces agissements instinctifs n'étaient-il seulement que les relents d'un domptage adéquat ? - : coordonner les activités des convois et s’occuper des animaux de trait. Ainsi ses pensées fussent dirigées vers un seul but : suffire à celui qui commandait, car là était la destinée de son clan ; toujours se diriger vers où passe le contentement du souverain. Il parlait et parlait, désignait de la main ou de la tête vers où se diriger. Il n’y avait aucun demi-mot ou demi-pensée, tout était calculé. Le terrain était escarpé ? Les convois se dirigeaient vers où passerait mieux le Maître où qu'il soit dans les convois, sans qu’il soit secoué, ou pire, blessé par inadvertance. Jugeant chacun des arbres, il évitait celui qui était le plus susceptible de s’écrouler, si là était le problème. Si au contraire, les rivages de Kiri pouvaient présenter un risque quelconque, un léger glissement de terrain était vite arrivé, Kan osait confier ses craintes, abruptement, et sans concession il déplaçait de manière sécuritaire la trajectoire. Il faisait vulgairement office de flaireur, vérifiant le terrain en toutes choses, alors que le Sunajin servirait de boussole entre les dunes de sables prochaines.

Il écouta ses confrères, obtempérant, muet mais nullement sourd à leurs paroles. S’ils se montraient impétueux, il refusait de faire l’action désirée, mais si cela avait du sens, il le faisait. Mais si le Maître le disait, il le faisait quoi qu’en fusse la nature de ses émotions. Ainsi, étonnamment, il ne grognait pas, il acceptait volontiers, comme Kei l’avait estimé dans sa grande sagesse. « Il se calmerait en un tel voyage. Ainsi est l’obéissant frère. Je n’ai pas d’autres choses à dire à ce sujet. Seul le temps ou l’action apaise son esprit. L’affamé a faim ; mange-t-il. Kan vit pour servir, mais peu ont la capacité de faire subir les pires crimes à sa fierté, sans que celle-ci ne grogne et morde. Je suis l’un d’eux. Je peux commander. Mais même moi n’ai-je pas la capacité en de tels événements. L’incertitude de Suna apporte de funestes présages sur les Nishimura, si l’un d’eux tue son temps en incriminant son frère et ses servants. Ainsi, je le laisse partir, » avait rédigé Kei dans son journal consignant tous les événements, bons ou mauvais se produisant dans la dynastie, comme longtemps auparavant l’avaient son père et son grand-père.

Et enfin, ils arrivèrent près d’un port, après peu d’agitation. Des hommes amenèrent les véhicules hippomobiles dans un bateau immense. Au-dessus, son bat battait dans le ciel, tambourinant dans le vent, annonciateur de mauvais présages. Chaque véhicule monta dans le moyen de transport, à queue leu leu, sous le regard hermétique de Kan, qui soupirait longuement à intervalle régulier, tout en se demandant ce qu’il convenait de faire. Il avait coordonné, mais n’avait aucune expérience dans la navigation; sauf pour se diriger son expérience était capable, mais pas à hausser les voiles, ni à diriger sur les flots. Il voyait, mais ne sut peu de choses, sauf qu’il était nécessaire de s’avancer là-haut, suivant la route que suivaient Ao et Meï.

Il voyait leurs regards et ne savait que voir le néant. Un néant qu’il ressentait aux plus profonds de ses tripes, mais dont les indices de cette présence se lisaient dans le visage de ses compatriotes. Il se demandait où pouvait se trouver le Mizukage. Mais il ne le voyait pas. L’homme aux rides profondes et au regard imposant ne se voyait nulle part et c’est pourtant pour lui qu’il était venu. Il voyait certes d’autres ninjas, comme cette bagasse qu’il avait déjà rencontrée, ou cet autre homme mal éduqué et avait entrevu l’espion. Mais sans les ordres, il ne faisait qu’obéir à ce qu’on lui avait autorisé maintes fois. « Fais ce qu’on t’a toujours dit et ne pose pas de questions. » C’est ainsi que le sifflet résonna, il monta les planches menant à l’un des navires et alla dans une pièce pour se désaltérer. Il restait conscient de son humanité, il n’était pas un âne. Celui-ci est ingrat et ne sait qu’avancer sous les coups. Il buvait à même le sol. Lui, il avance en espérant que l’on roue de coups en cas de désobéissance.

Et il se promena ainsi de pièce en pièce, inspectant chaque recoin, chaque meuble, voulant que tout soit en ordre. Et en temps perdu, il allait dans une pièce et créait des formes d’animaux par l’entremise de son chakra Hyoton. Tout à ses songes, seuls les mouvements de la mer apprivoisaient son âme agitée par des questionnements. Il espérait qu’un événement non banal se produirait. Certains jouaient aux cartes ou buvaient ; on lui avait suggéré de venir parmi eux, mais rien ne l’attirait.

Il attendit longuement. Mais rien ne vint. « La vie est longue. Il en va de même d’un voyage. Mais contrairement à ce dernier, il est possible de se désister sans contrecoups. Une vie, cela finit et pour toujours. » Ainsi avait parlé son frère un jour.


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Dernière édition par Nishimura Kan le Ven 22 Aoû - 18:56, édité 2 fois
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Chunin de Kiri
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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Jeu 21 Aoû - 0:45


Insane ✖ Borring

Le discours du vieillard ne t'ému pas tant que ça. Comment un vieux débris tel que lui peut-il être le Shinobi le plus puissant de ce village ? Tu n'avais qu'un seul espoir, qu'il ne clamse pas en chemin. Sérieusement. Tu es certain que la corvée de traîner sa dépouille jusqu'au village t'incomberait hors, tu n'en as pas la moindre envie. Bon. Relativisons. De nombreuses chariotes vous accompagne, avec un peu de chance, tu te débrouillerais pour caler sa carcasse entre les provisions. Qu'importe qu'on t'accuse d'avoir rendu incomestible quelques denrées, tu ne vas pas te coltiner une charogne pendant plusieurs jours. D'autant plus qu'avec la chaleur qui régnerait là-bas, il ne tarderait pas à se décomposer. Cette idée t'horrifiait au plus au point. Tu n'avais rien contre le fait de plonger tes mains dans des tripes ou pire pourtant, tu n'aimais vraiment pas vivre avec un mort sur le dos. N'est-ce pas votre cas ?

Pourquoi devais-tu te rendre dans cette immense tombeau qu'était à présent Suna ? La réponse à cette question est simple, parce qu'on t'a ordonné de le faire. Yare, yare, le travail d'assistant n'est décidément pas de tout repos. Bla, bla, bla. Continue de déblatérer tes paroles, je n'en ai rien à foutre moi. Je ne veux pas y aller cependant, quitte à devoir s'y rendre autant partir de suite histoire que cette corvée s'achève le plus rapidement possible.

Le voyage t'importait peu. Perdu dans tes pensées, tu n'y fis pas réellement attention. Le temps passe toujours plus rapidement lorsqu'on ressasse de sombres pensées, non ? Tu ne te sentais absolument pas concerné par la tension ambiante. Pourquoi s'inquiéter ? Si tu es destiné à crever là-bas, autant le faire de la bonne humeur. Un petit sourire en coin, tu imaginais toutes les atrocités que vous pourriez rencontrer en cet océan de sable. Tu n'avais jamais traversé un désert et de ce fait, tu laissais libre court à ton imagination prévoyant toutes les infamies qui pourraient se dresser sur votre chemin.

D'ailleurs, l'autre zombie il sait réellement où il nous conduit ? Imaginez un instant qu'il se foute de votre gueule. Ça serait la meilleure, nous faire marcher des jours durant pour rien. P'tain. Tu l'aimerais du fond du cœur si il choisissait cette option. Bon, il ne ferait sans doute pas long feu après une telle mascarade cependant, il aurait réussi à tourner en ridicule les plus grandes puissances d'un village ninja et ce n'était pas rien. Son nom mériterait de rester graver dans les mémoires pour cet exploit. On se devrait de faire des odes en sa mémoire.

Ce périple commençait à t'ennuyer. C'est bien beau de marcher pendant des jours perdu dans ses pensées pourtant, au bout d'un certain temps, s'en devint horriblement monotone. Peut-être devrais-tu cesser d'ignorer les autres ? Non. Ils trouveraient une corvée à te confier si ils apprenaient ton statut de larbin. Tch. C'est pas une vie.

Vous sembliez enfin toucher au but. Une étendue sans fin se dresser devant vous. Vous y étiez enfin arrivé à ce foutu désert. Pourquoi s'arrêtent-ils ? Ils te brisent les c***lles, ce n'est pas le moment de s'arrêter, mais plutôt celui d'accélérer. Vous pourriez ainsi mettre plus tôt un terme à ce voyage n'ayant pas la moindre utilité à tes yeux. Ont-ils réellement besoin de toi pour piller ce qui reste hypothétiquement de Suna ?

Tu te relevais, ils s'étaient enfin décidé à repartir. P'tain. Comment on peut vivre dans un lieu pareil ? Le sable s'infiltrant dans tes chaussures t'importunait déjà. La partie ennuyante du voyage débutait. En plus de ça, la chaleur te dérangeait. Ce qui il faut avouer n'est pas des plus étonnant. Ton corps est fait pour résister à des températures extrêmes cependant, celles-ci se situent plus vers le bas que vers le haut du thermomètre. Tu titubais, hébété par la chaleur.

De l'agitation. Enfin. Un groupe vint à votre rencontre. Des ninja du vent ? Certainement. Amusant. Ses déchets avaient donc réussi à survivre au cataclysme ayant frappé Suna selon l'épave. Pourquoi tant d'agressivité ? Ne comprennent-ils pas qu'une telle procession pourrait les éliminer et cacher leurs dépouilles dans le tombeau qu'est leur demeure ? Sombres fous. Une envie te démangeais. Jouer avec eux. Qu'importe le prix à payer, tu n'avais pas pu te distraire depuis bien trop longtemps. Ignorant les efforts de ta consœur pour établir un climat détendu entre les deux groupes, tu marchais lentement à leur rencontre dépassant la maîtresse de la Brigade. Allais-tu provoquer un incident diplomatique dans quelques instants ? Scellerais-tu ton destin ? Seul l'avenir nous le dira. Espérons pour eux qu'un membre de Kiri remarque ton sourire mauvais ou ressente tes intentions malsaines avant qu'il ne soit trop tard.


Et comme dirait l'autre,
La folie est aussi ancienne que le genre humain.
Le premier homme qui a dit je a peut-être éprouvé la déchirure de cette identité embryonnaire.

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Yondaime Mizukage
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MessageSujet: Re: Event #1 - Phase #1 : Menace à Suna [Kiri]   Jeu 21 Aoû - 8:34


-Maître Mizukage ?

Le vieil homme ne répondit pas à la voix grave d'Ao, éclaireur nommé à la tête de l'Expédition du fait que grâce à son Byakugan, même le plus petit insecte dissimulé dans la hauteur des herbes situées à un kilomètre d'ici ne pourrait échappé à son regard. Jimmu lui-même avait confié à Ao le soin de diriger le groupe, de repérer à l'avance les obstacles et de contourner les chemins jusqu'au port du pays, de par sa maîtrise parfaite de la géographie locale et des bois voisins du village caché de la Brume ; pourtant, l'entendre à la quinzième carriole où il demeurait alors qu'Ao devait se trouver à la première n'étonna point son illustre supérieur ; Jimmu ne fut pas effrayé de voir son éclaireur le déranger, alors même que la venue d'Ao devait avoir une motivation délicate, d'autant plus délicate que même lui, ninja d'élite parmi l'élite, semblait demander conseil face à une situation inattendue. Le vieillard ne lui répondit rien. Mais à vrai dire, Jimmu ne dormait pas ; il méditait, arraché à son sommeil spirituel par les secousses légères de sa voiture que tiraient des ânes aux oreilles percées, avec le symbole du bandeau de Kiri pour boucles-d'oreilles. Lorsque les lueurs des étoiles, pareilles à des lucioles lointaines, jetaient des traits de lumière sur le cortège, les draps de lin blanc qui recouvraient les marchandises dévoilaient l'ombre assise et immobile de Jimmu, sa barbe recouvrant tout son long d'épines ; comme s'il s'était adossé à un sapin. Ao resta de longues minutes à suivre son maître à pieds, à deviner sa position et à s'adapter au rythme des ânes, tantôt subitement rapides, tantôt si lents que les carrioles semblaient avancer avec des roues rectangulaires, se dressant sur un angle puis tombant sur l'autre, image par image ; plus lentes encore que la rosée matinale qui achevait de glisser, goutte par goutte, depuis les pointes vertes des murs de sapins qui longeaient la route de pierre.

Soudain, à la lueur suivante, lorsque la rangée d'arbre suivante ne dissimula pas la lumière de la lune, Ao aperçut l'ombre de son maître, cette fois le visage relevé, le menton droit, le front haut, ses sourcils broussailleux à hauteur d'homme. Il répéta sa demande, sachant lire dans les gestes du Mizukage, malgré le petit nombre de leurs rapports depuis son arrivée au pouvoir. Lorsqu'il acheva de demander la parole, que Jimmu la lui donna par une légère inclination de la tête, semblable à une idole que quelques fidèles questionneraient derrière une barrière sacrée, Ao s'approcha du lin de la carriole, passant ses lèvres dans la fente de tissu que le vent léger soulevait ; puis il masqua sa bouche, murmurant avec lenteur comme s'il souhaitait confier ses secrets à la carriole elle-même et non à son illustre occupant.

-Maître Mizukage, nous sommes suivis... une présence... jeune. Depuis que nous avons quitté le secteur de Kiri, elle nous surveille depuis la lisière. Ses déplacements et sa discrétion indiquent qu'elle a bénéficié d'une formation de ninja. Dois-je l'éliminer ?

-Non : capture. Après.

Si le Mizukage, lors de ses discours les plus importants, noyait son auditoire sous un torrent de phrases appris par cœur, il parlait d'habitude avec une économie de mots étonnante, n'aimant pas la discussion, préférant les brefs raisonnements des moines et des poètes anciens, avec leurs quelques kanjis peints à l'encre noire sur des papiers de médiocre qualité, et leur vie passée dans le silence. Jimmu lui-même s'exprimait peu, restant inaccessible à ses proches ; il n'aimait pas parler, considérant que révéler sa personne revenait à soulever ses jupons pour une femme. Un acte indécent ; seules les putains du langage parlaient pour parler. Lui, il parlait pour transmettre. Après son discours, il avait de plus parlé pour le restant de la semaine ; d'où le ridicule amas de mots qui dut servir de réponse. Malgré tout, Ao sut directement quelles étaient ses instructions, quittant de suite la quinzième carriole afin de revenir à la tête du cortège, son Byakugan toujours dirigé, dissimulé sous son cache-œil noir, vers la petite silhouette qui passait d'un arbre à l'autre, croyant échapper à l'arme suprême des Hyûga ; elle qui (mais nul ne le savait) était la mieux à même de connaître leur pouvoir, étant née là-bas.

La musique discrète des pas d'une dizaine de personnes, d'une quinzaine de voitures, de trente ânes marchant sans rythme, de soixante roues jouant du piano sur les nombreuses pierres sorties de leur socle boueux et de cent vingt sabots tapant le sol résonna dans les environs endormis jusqu'au petit matin, lorsque la route qu'avait prise Ao descendit jusqu'au littoral, semblant se plonger dans la mer depuis les hauteurs que la troupe occupait. Là, le signal donné, Ao disparut de la tête de l'Expédition, accompagné de Meï et de Chojuro ; nul ne les vit partir, bénéficiant tous trois plus que les autres Kirijins d'une furtivité proche de celle des spectres : « Les hommes de Kiri sont dans la buée comme des fantômes », disait un poète local.

De plus, la brume matinale avait dissout leurs silhouettes dans le paysage. Aucun moyen de les repérer. Même pour les autres membres de l'Expédition, localiser les carrioles devenait difficile ; on ne parvenait d'ailleurs pas à voir au-delà de trois voitures devant et derrière soit. Aussi, tandis que le trio d'élite apparut autour de leur proie, le reste avançait sans se douter de rien, dirigeant leurs pas et les ânes grâce au son.

Lorsque la jeune Miku tourna le visage soit pour se repérer, soit pour savoir où marcher, les deux doigts de Ao se tendirent vers son front, menaçant de lui percer le crâne dans la seconde ; à droite, Meï acheva de malaxer son énergie, prête à recouvrir la zone de lave ou d'acide sur plusieurs dizaines de mètres ; quant au dernier épéiste de Kiri, son sabre gonfla puis atteignit une forme telle que le moindre de ses mouvements dangereux aurait été sectionné dans la seconde. Elle ne pouvait plus fuir. L'attaque avait été préparée, méditée, exécutée avec l'aide du climat local qu'ils connaissaient bien et leurs dons de discrétion naturels pour les gens du village. Espérait-elle vraiment échapper à une femme capable d'égaler les autres Kages, à un traqueur d'élite et au dernier Épéiste de la Brume ? Aucune solution n'était laissée à la jeune Nukenin de la Feuille.

Dirigeant des Oinins, Ao parvint à la neutraliser sans accroc ni violence, passant une corde autour de ses bras de sorte qu'elle ne pût exécuter de signes ni s'en défaire via le Nawameke no Jutsu. Ils l'accompagnèrent alors, toujours à l’abri des regards et avec une discrétion admirable, jusqu'à la carriole la plus éloignée du groupe ; celle de Jimmu, que seul son garde pouvait suivre ; assistant alors à toute l'opération. Ao plaça Miku dans l'une des marchandises ; puis, il appliqua l'un des sceaux de Jimmu sur l'ouverture, la scellant dans une jarre d'eau de vie. Comme ils approchaient du port, la jeune fille n'aurait pas à souffrir longtemps de l'inconfort de sa situation ; de plus, elle avait de quoi respirer. Ils trottèrent donc jusqu'aux navires de Kiri, lesquels étaient très bas, si bas que les vagues les plus hautes parvenaient à lécher le bord du pont. Les Kirijins installèrent deux carrioles par navire, puis ils se divisèrent équitablement, protégeant les rameurs loués pour l'occasion. Jimmu, Hide et Ao se trouvaient sur l'un des navires. Jimmu demanda à voir son otage, à lui accorder une audience privée ; bref, Ao la libéra de sa prison alcoolisée. La jeune fille passa la toile qui recouvrait la voiture du Mizukage, semblant s'y terrer comme dans une tente. La fumée de sa pipe imbibait les lieux, jusqu'au lin désormais teint de nuances charbonneuses. Il approcha une tasse de thé de la jeune fille, s'excusant du mal que ses hommes lui avaient infligé.

Ao aurait voulu qu'elle subisse un interrogatoire, désireux de lire dans ses souvenirs comme dans des pages. Il dut s'incliner devant la méthode Jimmu, plus délicate, plus sûre. « Pour les fruits comme pour les informations, le meilleur cueilleur n'est pas le plus brutal ou le plus rapide ; car seul le sage et le patient trouvent les fruits les plus juteux » lui disait-il souvent. Le chef des Oinins fit alors interruption dans la tente, répondant au signal que Jimmu lui avait donné par une toux particulière. L'homme s'installa en tailleur devant sa proie ; les plis sévères de son regard renforçaient la noirceur de son œil qu'il ne détachait pas de Miku, voyant là un adversaire. Il parla à la place de Jimmu, lui dévoilant leurs intentions et la peine qu'elle subirait plus tard :

-Espionner des ninjas sur le territoire de Kiri conduit à la mort. Mais le Mizukage Jimmu t'a gracié pour une raison que les rares à t'avoir découvert ignorent. Néanmoins, nous ne pouvons faire demi-tour pour t'amener à la prison du village ; et nos effectifs ont été spécialement choisis pour correspondre à notre mission. Nous défausser de l'un de nos ninjas d'élite afin de t'accompagner jusqu'à ta geôle serait un coût trop grand. « Même avec une main pleine d'as, le bon joueur ne se sépare d'aucun. » Aussi, inutile de croire que tu pourras t'échapper d'ici à la nage ; tout autour de toi, il y a du Suiton ; et maître Jimmu n'aurait qu'à exécuter quelques signes pour que l'océan te recrache épuisée sur le bateau. À partir d'aujourd'hui, tu seras sous sa protection et son autorité. Tu lui obéiras comme tu as obéi à tes maîtres. Oublie les. Ton seul seigneur se trouve devant toi désormais. Offre lui ta vie ; car c'est lui qui t'offre la tienne en décidant de ne pas t'infliger la peine capitale. Nous t’apposerons un sceau spécial des Oinins afin que tu ne puisses jamais t'éloigner de moi. Mais sache une chose : même lorsque je dors, je garde un œil sur toi. Un œil blanc.

Le vieux Jimmu ferma lentement les yeux. Tout redevint calme. Si Ao avait parlé avec la férocité du tonnerre, un silence apaisant rendit au navire sa tranquillité habituelle. Le vent ne soufflait pas trop fort. Le voile de Kiri brodé de ses quatre vaguelettes d'argent gonflait comme la jupe des jeunes filles que Jimmu épiait depuis sa Tour. Les vagues, avec douceur, balançait les navires au sommet de leur pointe mousseuse puis au creux des dunes aqueuses, pareilles à des cuisses de femmes. Le moment était reposant. Nul ne parlait. Même les oiseaux s'étaient tus. Les ânes buvaient les flaques salées que le vent faisait éclabousser. Les marins jouaient aux dés ou avec des pions, ramant lorsque le ciel déviait leur trajectoire. Leurs gestes donnaient une gamme nouvelle à la musique qu'ils écoutaient tous. Bientôt, le soleil ardent de Kaze disperserait la météo illusoire de Kiri puis la pureté des nuages du pays du Thé qu'ils longeaient ; et les rideaux de pluie tomberaient avec la paix.


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