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Nukenin de rang SS
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MessageSujet: When two men go fishing...   Dim 20 Juil - 6:49

Quelque part au pays des rizières…

Tout était plongé dans l’obscurité. Les ténèbres régnaient dans l’antre du serpent. Sur les murs de sa caverne, dansait les lueurs des flammes, projetant des ombres mouvantes et mélancoliques sur les parois rocheuses qui l’entouraient. Installé sur son grand fauteuil de bois, à mi-chemin entre la noirceur et la lumière des flammes, les ombres fouettaient son visage pâle, ne le laissant qu’à moitié visible. Ses longs cheveux noirs de jais tombaient sur une partie de son visage, jusque sur sa poitrine découverte. Seul un petit œil jaune et noir était clairement visible, même dans l’obscurité. Le froid de la nuit lui glaçait le sang et faisait craquer ses os, son corps commençait à lui faire de nouveau défaut. Bientôt il serait l’heure de passer à l’acte. Il aurait aimé avoir plus de temps, mais s’il ne saisissait pas ça change maintenant, il devrait attendre trois autres années. Et jamais il ne serait capable de le garder sous sa tutelle aussi longtemps…

Une légère brise s’aventura dans sa demeure, caressant doucement son sinistre visage, le faisant frissonner de tout son long. Pour une raison qu’il ignorait, son regard se porta naturellement vers un objet posé sur un secrétaire dans le coin opposé de la pièce : une main en décomposition, la sienne, portant au petit-doigt une bague frappé du sceau 空, signifiant « vide. » Ce n’était qu’il y a quelques années à peine, mais pourtant si loin déjà, l’époque où il servait l’aube rouge.

Cinq ans plus tôt, aux abords de Kiri, un matin d’hiver…

Il avait neigé la nuit dernière. L’hiver était finalement tombé sur l’archipel. Le ciel était encore grisâtre, et la pleine était recouverte d’un tapis blanc et uniforme, à l’exception d’une petite trainée de pas serpentant depuis la forêt jusqu’en direction des collines au loin. Deux individus bravaient le froid du matin d’un pas déterminé. L’homme en tête du duo était grand et mince, tandis que son partenaire était petit et trapu, comme s’il marchait à quatre pattes. Tous deux revêtaient un ample manteau noir, frappé de motifs en forme de nuages rouges, ainsi qu’un grand chapeau de paille qui recouvrait leur visage.

Dépêche-toi un peu Sasori, j’ai horreur du froid…

Orochimaru, car tel était son nom, ne supportait pas ce genre de température. Son corps de serpent préférait de loin la chaleur de l’été. S’il devait combattre – ce qui serait forcément nécessaire pour accomplir la mission qu’on leur avait confié – le Sannin serait désavantagé puisque ces principaux jutsus faisaient appels à ces créatures. On pourrait se demander pourquoi est-ce qu’Orochimaru avait décidé de rejoindre cette organisation, après tout, l’homme avait toujours préféré être son propre chef. Même tout jeune il avait eu du mal à accepter l’autorité de son sensei, puis celle de Jiraiya qui jouait sans cesse les chefs d’équipe. Lui seul le savait, disons simplement que pour l’instant l’Akatsuki lui offrait ce dont il avait besoin. Son réel but n’était pas celui de l’organisation, mais bien le sien. Le groupuscule lui permettait de se rapprocher de son objectif véritable : le jeune Uchiwa Itachi. Dernier de son espèce, celui qui avait massacré son clan tout entier était le dernier espoir d’Orochimaru d’obtenir le Sharingan et un corps parfait. Il y avait bien son petit frère, celui qu’il avait épargné durant le massacre, mais il était encore beaucoup trop jeune et incomplet. Cela prendrait des années avant qu’il ne soit à la hauteur des attentes de l’homme serpent, et ce dernier était beaucoup trop impatient pour attendre si longtemps.

Quelques jours plus tôt, le dénommé Pain avait confié à Orochimaru et à son partenaire une mission de la plus haute importance, révélatrice des véritables intentions de l’Akatsuki. Depuis quelques décennies déjà, l’organisation contrôlait depuis l’ombre le jeune Kage du village de Kiri, se servant de lui pour créer un climat hostile au pays de l’eau favorable à la mise en œuvre de leur futur plan. Mais aujourd’hui, le Mizukage avait fait son temps, l’aube rouge avait amassé tous les fonds nécessaire pour passer à la phase suivante, et il n’était donc plus nécessaire qu’il reste au pouvoir plus longtemps. Pain avait donc demandé au duo de voyager vers Kiri pour une supposé rencontre avec Yagura, mais qui serait en réalité un piège destiné à l’éliminer et à capturer le Sanbi prisonnier en lui. Combattre un jinchuuriki n’était pas chose facilement, mais Orochimaru était parfaitement confiant en ses capacités et en celle de son partenaire. Et l’idée de se frotter à un adversaire aussi puissant l’excitait au plus haut point.

Les deux individus continuèrent leur marche à travers la neige jusqu’à atteindre les collines en bordure du village caché de la brume. Leur lieu de rendez-vous n’était plus très loin, ils devaient se rendre dans les ruines d’un ancien village à un peu plus d’un kilomètre des murs de Kiri, juste au-delà des collines qu’ils étaient en train de franchir. Bientôt, Orochimaru et Sasori arrivèrent à destination. Toujours en tête, l’homme serpent ouvrit la route en se faufilant à travers les décombres, repoussant les débris qui leur barraient la route. Les ruines n’étaient pas très grandes, mais elles offraient un lieu idéal pour tendre une embuscade. Et elles étaient juste assez loin du village pour combattre librement sans que d’autres ne viennent les importuner.

Il nous reste un peu de temps avant le rendez-vous. Je vais préparer le piège.

Au centre du village en ruine, dans ce qui semblait être autrefois une place publique, se trouvait les retailles d’une statue qui trônait en son centre. Sans tête et un bras en moins, elle représentait un homme adulte portant un kimono, probablement l’ancien Mizukage à en juger par la richesse des détails qui l’ornaient. En attendant l’arrivée de leur cible, Orochimaru trouvait sage de préparer le combat à venir pour les aider à avoir l’avantage dès le début de l’affrontement. Il se mordit le bout du doigt, imbibant ainsi sa bouche et ses lèvres de sang, et dessina quelques symboles sur le sol pour former un sceau. Si le jinchuuriki s’en approchait, il le déclencherait et se retrouverait momentanément paralysé.

L’heure approchait. Après avoir dissimulé son sceau sous les gravats, Orochimaru se redressa pour chercher le regard de son partenaire. Les deux hommes allaient devoir se surpasser pour sortir vainqueur de cet affrontement.

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MessageSujet: Re: When two men go fishing...   Ven 25 Juil - 1:08


Rôle play n°1

Parfois, je suis nostalgique. Je me remémore les délicats souvenirs de Suna. La chaleur, les grains de sable ; tout ce sang répandu dans les rues du village. Toutes ces maisons cylindriques – quoique sans formes définies – qui suintent les viscères de ses habitants. Oui, je repense à toutes ses histoires et toutes ses légendes qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je réfléchis aussi à ses gouverneurs. Les Kazekages n’ont pas forcément eu la vie facile. Bien que les deux premiers soient décédés naturellement, les autres cependant ont connu des destins tragiques. J’ai assassiné le troisième et l’ai, disons-le ainsi, empaillé. Le quatrième, quant à lui, les secrets qui l’éloignaient de ses protecteurs ont eu raison de lui. Je crois, dans mes souvenirs, qu’Orochimaru l’avait vaincu en un temps record. Bien plus rapidement que je ne l’avais imaginé, d’ailleurs. Ah, ce temps-là, c’était une bonne période de prospérité pour l’Akatsuki. Depuis son départ – et depuis qu’il a conservé sa bague, les extractions en sont beaucoup plus longues. Nous devons nous mobiliser pendant plusieurs jours pour parvenir à extraire le démon de l’hôte. Quel enfoiré.

En parlant de lui, je me souviens de ce jour-ci, aux aurores d’une mission importante que Pain nous avait confiée, Orochimaru et moi.

Le temps était insupportable. Il avait neigé pendant toute la durée du voyage. Orochimaru était nerveux bien que silencieux. Nous avions marché en silence, comme à notre habitude, mais cette fois-ci la tension était palpable. En effet, son agacement était comme viral ; je suis rapidement influençable lorsqu’il s’agit d’impatience. S’il avait eu la malchance d’ouvrir la bouche pour se plaindre, je n’aurais probablement pas tardé à me faire comprendre. C’est ce qu’il fit, bien évidemment :
« – Dépêche-toi un peu Sasori, j’ai horreur du froid… »

Vieux crotale. Que croyait-il ? Nous nous rendions à Kiri où les intempéries sont les plus énervantes à traverser. On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus ; je sais très bien qu’il n’aimait pas le froid. Avec une peau comme la sienne – cadavérique – il était évident que sa résistance n’était pas des plus légendaires. Mais m’avait-il regardé, ne serait-ce qu’un instant ? N’étais-je pas le plus à plaindre dans cette situation, isolé par des parois de bois, peinant à mouvoir mon pantin sur des duvets glissants ? Si, bien sûr que si. Mon estomac se resserrait comme lorsqu’on est confronté à un guignol agaçant qui vous est pénible de supporter. Je répondis aussi froidement que la bise qui creusait ses joues :
« – Tu me déranges. Garde ta salive pour tout à l’heure. »

A nouveau, le calme s’instaura, niché bien au chaud, dans une conversation qui n’aurait de toute évidence pas abouti.

Finalement, nous arrivâmes vers les collines qui annonçaient définitivement la fonte des neiges. Désormais, Orochimaru et moi-même allions sûrement nous confronter à la pluie ou à d’autres météos désagréables. Mais c’était formidable, ce silence. Je savourais cette brume sanglante qui dissimulerait le meurtre de ce jour-là. L’extase d’être assassin. J’imaginais que mon partenaire partageait ce sentiment de plénitude anticipé. C’est ce que j’aimais chez lui car ces moments n’étaient pas si rares. Nous nous parlions peu mais une certaine forme de singularité nous liait. Dans ces fragments de tranquillité, lui et moi étions comme des égaux. Nous nous considérions l’un et l’autre sans échanger la moindre parole, sans échanger le moindre regard.

Malgré son égoïsme habituel, il n’omettait pas de dégager les obstacles pour me frayer un chemin parmi les décombres. J’allais être utile, n’est-ce pas ?

Nous étions arrivés à destination et aucun de nous deux ne fit de pause. Il ne nous restait que peu de temps avant que ce ne soit l’heure. Tandis qu’il dessinait le sceau, je vérifiais mes pièges. J’étais à genoux dans les entrailles d’Hiruko ; ainsi préparais-je d’ores et déjà des projectiles et autres armes empoisonnées. Je vérifiai que sa carapace était bien fixée à son dos puis je déposai un couteau sur le plancher de la marionnette, comme je le fais à chaque fois. Orochimaru avait terminé ses plans, moi-même je venais de conclure les miens. J’avais enduit tous mes outils notamment la queue d’Hiruko, de poison – celui que les ninjas de Suna ont bien souvent redouté. Si jamais, Orochimaru commettait la moindre erreur et que Yagura parvenait à éviter le sceau, mon poison se serait chargé de le paralyser. Enfin, dans une période de trois jours. Au-delà, l’effet s’estompe puisque la victime meurt. J’osais espérer que nous n’en arriverions pas à des cas aussi extrêmes.

Il faisait frais, l’horizon n’était pas clair mais on pouvait distinguer un certain nombre de formes. Cela faisait un certain temps que nous attendions depuis que le rendez-vous était censé se dérouler. J’en avais marre. Comme c’est agaçant d’attendre les autres. Orochimaru et moi-même étions côte à côte face à ce qui, finalement, pouvait être une lueur d’espoir. Trois silhouettes se dessinaient dans le brouillard et peu à peu, elles s’assombrissaient. Toujours dans le calme, nous patientions. Les couleurs apparaissaient sur leur corps et je reconnus les bandeaux de Kiri. Il y avait cet enfant au centre, Yagura, jeune Mizukage – que l’Akatsuki avait contrôlé récemment – entouré d’une escorte de deux ninjas d’élite. Je me doutais bien qu’il serait méfiant de notre entrevue mais je n’imaginais pas que notre embuscade allait probablement virer au fiasco. Pourquoi ? J’y viens. Orochimaru avait ce visage inquiétant qui supposait que derrière rien ne semblait tourner rond. Je ne savais jamais comment l’appréhender. Alors que Yagura se présentait face à nous, non loin du piège de mon partenaire, je fis taire le silence :
« – Je déteste les retards, gamin. »

Seulement, une intuition me faisait douter. Tandis qu’un certain temps s’écoulait, je vérifiais mon arsenal dans mon cocon boisé. J’avais les couteaux, les capsules de poison, les aiguilles, les mécanismes d’Hiruko opérationnels et les doigts prêts à agir selon la situation. Que manquait-il ? Et finalement, alors que je réfléchissais à mes angoisses de maniaco-dépressif, un des ninjas de l’escorte de Yagura s’avança vers nous pour nous remettre quelque chose – je n’avais pas suivi la scène. Sur sa trajectoire était dissimulé le sceau qu’avait signé Orochimaru. Quel malheureux dilemme… Si le ninja apercevait le piège, Yagura comprendrait et risquerait de s’enfuir. Et si jamais j'attaquais l'homme pour le repousser, nous serions forcé d'accélérer le processus. Je ne voulais pas saccager les plans de mon partenaire. Je ne sais pas si Orochimaru comptait agir mais si cela avait été le cas, je lui avais coupé l’herbe sous le pied.
« – Dégage de là, ordonnai-je en pointant le dard vers lui, c’est à ton chef d’apporter ce message… Où sont passées tes bonnes manières Yagura ? »

Le ninja s’était arrêté, il ne semblait plus savoir quoi faire. Si jamais il s’approchait encore, je n’aurais plus le choix que de le perforer.


Dernière édition par Sasori le Sam 2 Aoû - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When two men go fishing...   Ven 1 Aoû - 4:24


Le temps filait et les deux immortels attendaient toujours la venue de leur cible. Décidément, le jeune Mizukage n’était pas très ponctuel. Debout dans le froid, Orochimaru commençait sérieusement à s’impatienter. Déjà qu’au quotidien il n’était du genre patient, le froid ne faisait qu’empirer la situation et mettait ses nerfs à vifs. Tout ce que l’homme serpent désirait s’était d’en finir une bonne fois pour toute avec cette mission et rentrer. Il avait bien d’autres projets à mettre en œuvre. Son regard jaune se posa quelques instants sur la carapace de son partenaire. Depuis le temps où ils travaillaient ensemble, les deux antagonistes avaient fini par se rapprocher un peu. Enfin, c’était peut-être un grand mot, mais pour un homme solitaire comme Orochimaru on pouvait parler de rapprochement, il tenait son partenaire en haute estime. Il savait que son compagnon de l’aube rouge traficotait ses armes et ses poisons dans sa coquille de bois, c’est toujours ainsi qu’il procédait. S’il n’était pas un allié, le sunajin aurait fait un adversaire redoutable pour le sannin de Konoha. Tout comme lui, Sasori possédait un désir de perfection. Tous deux étaient à la recherche du corps parfait. L’un désirait un corps immortel pour pouvoir maîtriser tous les jutsus existants, tandis que l’autre voulait créer la marionnette parfaite à travers son propre corps.

Après de longues minutes qui semblèrent s’écouler au compte-goutte, trois silhouettes se dessinèrent dans le brouillard lointain. Avant même que les trois ombres ne furent totalement visible et distincte, Orochimaru comprit que quelque chose clochait. Ils attendaient une seule personne, pas trois. Celle du centre, plus petite que les deux autres l’accompagnant, était définitivement celle de Yagura. Le nukenin comprenait mieux pourquoi maintenant leur chef leur avait demandé de se débarrasser de lui. Il devenait de plus en plus arrogant, défiant les ordres et les indications de Pain. Le pantin de l’Akatsuki avait fait son temps, et Orochimaru était excité à l’idée de l’exécuter. Lorsque le trio émergea finalement de la brume, le cœur de l’homme serpent se mit à battre de plus belle. Son sang bouillonnait, ses tempes vibraient. Sous son voile de bandelette, il souriait, pinçant les lèvres légèrement, ne révélant non pas un sourire d’excitation, mais de sadisme à l’état pur. Rapidement, les évènements prirent une tournure non planifiée. L’un des shinobis accompagnant le mizukage s’avança pour leur remettre un rouleau de parchemin. S’il faisait un pas de plus, leur plan allait tomber à l’eau puisqu’il mettrait le pied sur le piège qu’Orochimaru avait confectionné avec soin pour leur véritable adversaire. Sous ses longues manches, il composa immédiatement le mudras nécessaire à l’invocation de l’un de ses serpents. Mais avant qu’Orochimaru ne puisse compléter sa technique, le dard d’Hiruko se dressa dans la direction du kirijin. Ce dernier s’immobilisa instantanément, tandis que son partenaire dégaina ses armes.

Dégage de là c’est à ton chef d’apporter ce message…Où sont passées tes bonnes manières Yagura?

Derrière son voile, les yeux perçants d’Orochimaru fixaient maintenant ceux du mizukage. Ses pupilles d’un mauve clair laissaient transparaître un certain étonnement. Même si les deux ninjas de l’Akatsuki parvenaient à désenvenimer la situation, leur adversaire commençait certainement à se douter de quelque chose. Mais heureusement que Sasori avait réagi rapidement, car la situation aurait pu être bien pire si cet homme avait déclenché le piège. Cette intervention laissait maintenant le temps à l’homme serpent d’agir.

–  Calme-toi Sasori. Tout va bien.

Sur ces paroles, Orochimaru s’avança au-devant de la marionnette de son partenaire pour se rapprocher du kirijin. Prenant soin de ne pas marcher sur son propre sceau, il se tint bien droit devant lui et lui arracha le parchemin des mains. Le mouvement brusque de son geste fit osciller les bandelettes de son chapeau, révélant brièvement son regard jaunâtre à l’homme qui se tenait à quelques centimètres de lui. Figé par la peur, ce dernier n’osait plus lever le petit doigt. Il venait d’avoir un aperçu du monstre qui se cachait sous le masque, de la bête qui s’apprêtait à le mordre…Tout en se retournant pour fixer Sasori, Orochimaru adressait ses paroles à Yagura.

–  Tu aurais dû venir seul. C’était les ordres qu’on t’avait donné.

Vous croyez vraiment que je peux vous faire confiance? C’est une simple précaution. Et j’ai bien fait de me méfier, sinon j’aurais marché sur ce sceau, répondit-il tout en pointant du doigt les pieds d’Orochimaru.

Ce dernier se mit à ricaner. Il aurait pu être surpris de ce revirement de situation, il aurait dû même. Mais le Sannin ne pouvait pas s’empêcher de trouver cela bien excitant. Son adversaire dépassait les attentes qu’il s’était fait de lui. Il ne savait pas si s’était parce qu’un des deux ninjas l’accompagnant était un senseur ou bien si le mizukage lui-même possédait un pouvoir de perception supérieur, mais dans tous les cas son piège, pourtant parfait et invisible, avait été repéré. Toujours en laissant échapper son rire sinistre et froid, Orochimaru se retourna d’un seul mouvement et pointa ses bras vers le jônins qui s’étaient immiscés dans leur affaire avec Yagura. Deux énormes serpents aux écailles verdâtres émergèrent alors de ses manches et, chacun ayant sa cible, fondirent sur l’ennemi. Le premier atteint le kirijin situé au côté du déserteur en une fraction de seconde. Avant même que ce dernier ne puisse réagir, sa gorge avait déjà été perforé et arraché par le reptile rampant. Le deuxième shinobi tenta d’atteindre d’esquiver l’attaque en se projetant vers l’arrière, mais la bête était trop rapide pour lui. Elle planta ses deux crocs venimeux dans son avant-bras alors que l’homme tentait vainement de la trancher avec son arme. Il n’était pas mort, mais bientôt…Le venin de ses invocations étaient particulièrement virulent, bien que moins puissant que celui des armes de Sasori. Le kirijin était pour l’instant partiellement paralysé par la morsure. Dans quelques instants, il sentirait tout son corps s’engourdir tranquillement et, lorsque le poison atteindrait son cœur, il s’écroulerait au sol en un instant, pris de sévères convulsions. Il s’agissait là d’une mort sadique et cruelle, exactement comme Orochimaru aimait la délivrer.

–  Tu aurais mieux fait de jouer les pantins plus longtemps Yagura. Tu aurais pu vivre plus longtemps.

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MessageSujet: Re: When two men go fishing...   Sam 2 Aoû - 20:32

Rôle play n°2

Je me demande ce qu’il y a de pire : être perforé par Hiruko ou bien se faire broyer par son étreinte d’acier ? La roulette russe oscillait pour l’inconscience de Kiri : si le ninja bougeait – ne serait-ce que légèrement, le destin choisirait à sa place. A l’intérieur de ma carapace, mon index droit dirigeait la queue de la marionnette tandis que mes autres doigts étaient prêts à activer les trappes d’Hiruko – toutes contenant des ustensiles plus redoutables les uns que les autres. Mais le ninja ne bougeait pas ; j’admets que j’avais été déçu étant donné que je n’attendais qu’un faux pas pour entamer les hostilités. J’avais envie de tuer : parce qu’avec moi, les retards se signent par le sang. Peut-être que je me trompais – du moins que je m’avançais un peu trop – mais à ce moment précis je pensais que Yagura connaissait pertinemment mon tempérament. Oui, à qui n’ai-je pas fait comprendre que la ponctualité était de rigueur lorsqu’il s’agissait de moi ? A mes yeux, Yagura le savait, donc. Quel sale gosse.
Malgré mon agacement, en fin de compte, j’étais dans un état de satisfaction intense. Cette mission était intéressante finalement ; cela faisait un certain temps que je n’avais pas ressenti les flux d’adrénaline parcourir mon cœur – et ainsi mon corps de cire. Et je dois dire que cela m’avait manqué – juste un peu.
Orochimaru s’occupa du reste. Le ninja que j’avais menacé avait, semblait-il, repéré le piège de mon partenaire – puisque Yagura s’en était rendu compte. Avant même que je n’agisse, le crotale avait mis en déroute l’escorte du Mizukage. Il était doué et, au-delà de son talent, il était vif. A cet instant, je compris qu’être son ennemi était loin de ce que j’avais osé imaginer. Et depuis, lorsque j’y repense, je réalise que j’ai commencé à douter de lui. Enfin, c’est compliqué. Il n’y avait aucune raison de remettre en question sa loyauté car je n’étais conscient que de son désir de puissance et d’obtenir le Rinnegan. D’ailleurs, en toute franchise, s’il me l’avait demandé – depuis le temps que nous agissions ensemble, peut-être aurais-je accepté de l’aider à dérober la pupille de Pain. Je ne sais pas. Mais quoi qu’il en soit, pour en revenir à mon propos, le simple fait d’imaginer l’affronter dans des circonstances différentes – autres que celles de son recrutement, me faisait penser que ce ne serait pas si simple. La question était de savoir si je doutais de lui… ou bien de moi ? Ces soupçons infondés, simplement liés à son potentiel meurtrier incroyable, n’étaient que passagers. Il avait mutilé l’un des ninjas de Kiri ; sa gorge était béante et même s’il n’était pas encore mort, il n’était plus apte à grand-chose. Il était maintenant face à son supplice, en attente d’une sentence radicale à ses souffrances. Quant à l’autre, il avait été mordu et saignait abondamment de l’avant-bras. C’est alors, presque aussitôt, qu’il saisit un couteau et l’enfonça entre les écailles du reptile. Cela suffit à le faire lâcher prise. Enfin, ce n’était que partie remise : bien que le poison d’Orochimaru soit moins efficace que le mien, il reste indéniablement redoutable.
Soudain, le ninja survivant composa des signes de mains avec une certaine rapidité. Pour autant, la technique semblait assez longue à amorcer. Hors de question qu’il la réussisse.
« - Orochimaru, déclarais-je sur un ton grave. »
Je ramenais mon majeur vers moi afin de tirer le loquet devant la bouche de mon pantin. J’ai un très grand arsenal d’armes. A cette époque, le mécanisme propulsait une rafale de couteaux imbibés de poison. La friction entre les quelques parois de bois interloqua Yagura. Il se rua pour se placer devant le ninja et matérialisa un bouclier aqueux afin d’intercepter mes salves. C’était pas mal, bonne initiative. Je soupirai alors :
« - J’ai dix doigts, Yagura. »
Mon annulaire me servait à activer le bras gauche d’Hiruko. Si je le ramenais vers moi, je déverrouillais les capsules de poison et si je le redressais, je libérais les mécanismes des aiguilles empoisonnées. Un dernier mouvement rotatif me permettait de propulser son bras amovible. Quelques secondes après la séparation du corps, les trappes s’ouvraient et libéraient tous les pièges qu’elles contenaient.
Alors que le Mizukage s’efforçait de protéger son allier de mes couteaux, je catapultai la cage boisée. Elle fusa si vite que Yagura eut à peine le temps de la voir arriver – notamment par la lumière qui réfléchissait sur les couteaux envoyés par dizaines. Il réagit promptement. Le gamin poussa le ninja de Kiri – qui avait arrêté de composer ses signes de main. Mon engin filait à vive allure et, parce qu’il a effleuré Yagura, il continua sa trajectoire au-dessus. Le mécanisme s’enclencha et bientôt mes impitoyables senbons chutèrent. Cela aurait été beaucoup trop facile si nous avions gagné à ce moment précis. C’était sans compter sur le ninja-dit décédé. Je ne sais de quelle manière il avait pu bouger – et surtout rester en vie – mais il avait pris le temps de lancer une technique de raz-de-marée. Je dois avouer que c’était assez ingénieux ; en effet, la déferlante avait balayé tous les projectiles d’une simple glissade…Ou pas. Cette fois-ci, il était bien mort. En émergeant à la surface – puisque je m’étais retrouvé sous l’eau, j’ai pu constater que celui qu’Orochimaru avait blessé à l’avant-bras était mal en point. C’est normal, l’attaque du mort était certes surprenante pour Orochimaru et moi-même, mais pour eux aussi. En se retrouvant sous le poids de la vague, il avait avalé de l’eau. En soit, rien de bien méchant. Sauf que mes aiguilles sont largement enduites de poison – et d’ailleurs, je suis persuadé que les capsules de gaz de sont déclenchées.
Voilà où nous en étions : un des ninjas de Yagura était mort, l’autre était contaminé par deux poisons qui l’empêchaient de respirer et nous nous trouvions, tous, au-dessus d’un lac mortel. Et Yagura, dans tout cela, n’était plus que tout seul. Alors que je préparais de nouveaux assauts, je remarquais qu’Orochimaru n’était pas là. Et puis…


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MessageSujet: Re: When two men go fishing...   Ven 8 Aoû - 15:04


Encore une fois, l’homme serpent s’était laissé emporter. Devant l’échec de leur plan initial, et l’envi insatiable de se confronter au jinchuuriki du Sanbi, Orochimaru avait agi sous le joug de l’imprudence. Il avait agi avec vitesse et malice, peut-être pour effrayer son adversaire, peut-être simplement pour démontrer sa puissance, qui sait…Mais en agissant sans réfléchir encore une fois, il s’était retrouvé à virevolter sous un torrent d’eau, son frêle corps se faisant chambouler dans toutes les directions par la puissance vague qui s’était abattue sur lui et son partenaire.

Ce n’était pas la première fois qu’il agissait de la sorte…Chaque fois qu’il se retrouvait face à un adversaire puissant, Orochimaru ressentait le désir primal de prouver sa force. Ça fascination pour l’immortalité l’on amener à devenir arrogant, la plus grande de ses faiblesses actuelles. Ce croyant insensible à la mort, ou du moins capable d’y survivre facilement, son comportement face à des adversaires très puissants est souvent erratique et imprudent. S’il avait eu plus de jugement, peut-être aurait-il réalisé que le premier kirijin mordu à la gorge par son serpent était en train de composer les signes incantatoires d’une technique…Encore une fois, Orochimaru avait foncé tête baissée dans un affrontement sans véritablement connaître son adversaire. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait, oh non! Chaque fois, il s’en était retrouvé lourdement handicapé. Et ce ne serait pas la dernière fois que cela arriverait.

Son corps tourbillonnait sous les vagues, Orochimaru ne discernait plus ni le haut, ni le bas. Des débris emportés par le courant le frappaient de toute part. Par réflexe, il tendit simplement une main devant lui et il invoqua l’un de ses reptiles, espérant que ce dernier puisse se saisir d’un quelconque support à la surface afin que le nukenin puisse s’extirper au plus vite de cette situation fâcheuse. L’énorme bête brunâtre qui s’était sortie de sa manche pour la deuxième fois s’étira jusqu’à rencontrer une construction de pierre solide. Aussitôt, elle s’y entoura solidement, permettant ainsi finalement à Orochimaru de lentement sortir des flots. Complètement détrempé, l’homme serpent maugréa quelques insultes tout en tentant de comprendre où en était ce combat. Il se trouvait à présent au sommet de la statue sans tête au centre de la petite place où son partenaire et lui avait positionné leur piège. Un peu plus loin, Sasori avait réussi à éviter l’assaut, mieux que lui en tout cas, et Hiruko se tenait debout sur un monticule de débris maintenant entouré par les eaux. Devant eux, il ne demeurait plus que Yagura maintenant. Toujours aussi sec qu’à son arrivé, le Mizukage avait réussi à éviter le torrent d’eau sans le moindre effort, et il se tenait à l’instant sur un gros rocher, qui était en fait la tête de la statue sur laquelle Orochimaru se trouvait présentement. Comme c’était ironique!

Le corps d’Orochimaru avait salement été amoché par son escapade dans les eaux. En temps normale, une telle technique n’aurait pas été en mesure de le blesser autant, mais comme il avait été pris par surprise, aveuglé par son arrogance, Orochimaru n’avait rien vu venir. Son corps était couvert de coupures et vue la position que sa jambe gauche avait – son genou faisait maintenant naturellement face vers la droite – quelques os devaient s’être déplacé également. Heureusement pour lui, il en fallait beaucoup plus que cela pour l’arrêter. Son corps était bien plus que celui d’un simple homme. Il porta ses mains vers sa mâchoire et il l’ouvrit d’un grand geste brusque. Il continua de tirer sur celle-ci jusqu’à ce qu’on puisse l’entendre craquer, et jusqu’à ce que sa peau commence à déchirer. On pouvait deviner que l’homme serpent y était devenu habitué, tout au long du processus de mue, il ne laissa échapper aucun son signifiant qu’il pourrait avoir mal, si ce n’est un léger sifflement reptilien. Bientôt, ce fut un nouvel Orochimaru qui émergea par la bouche de l’ancien, qui n’était maintenant qu’un vulgaire tas de peau fripé sous ses pieds. Il prit quelques instants pour s’étirer et faire craquer ses articulations, comme à chaque fois, cela lui demandait un moment pour s’habituer à la mue et à la régénération de son corps. Son chapeau de paille avait été emporté par les eaux, révélant ainsi son visage blême et son regard reptilien au survivant adverse. Sa robe aux nuages pourpres étaient également en lambeau, Orochimaru l’arracha donc d’un seule geste. Il préférait se battre ainsi, sans aucune limitation de ses mouvements. Sur son monticule, le jinchuuriki laissa échapper un nouveau rictus tout en regardant l’homme serpent en haut de son perchoir.

Tiens, si ce n’est pas le légendaire Sannin de Konoha. Je suis surpris de vous voir fricoter avec de la vermine comme celle de l’Akatsuki. Serais-tu leur pantin toi aussi, Orochimaru?

Tsss. Je ne suis le pantin de personne Yagura, détrompe-toi! Je suis le seul maître de mon destin.

Sur ses paroles sérieuses et sincères, Orochimaru composa le signe incantatoire du serpent, celui-là même qui lui permettait d’invoquer ses créatures à sa guise. Il sentit alors une masse se former au creux de sa gorge, signe que sa technique avait fonctionnée. Poussant un rugissement presque bestial – c’était la seule manière qu’il avait trouvé pour résister à la douleur et à l’envi de vomir – Orochimaru se mit à cracher une grande quantité de serpents. Mais la technique ne s’arrêta pas là, puisque le Sannin continua à régurgiter pendant de longues secondes, de plus en plus de serpents sortant de sa bouche. Rapidement, se fut des milliers d’entre elles qui avaient été invoquées. Les petites créatures rampantes foncèrent immédiatement, telle des dards, vers leur cible : le Mizukage. C’était un véritable mur grouillant de reptiles qui fonçaient directement sur lui. À cet instant, Orochimaru ne se souciait pas des dommages collatéraux, il savait pertinemment que Sasori, même s’il était directement dans la trajectoire du raz-de-marée de serpents, parviendrait à s’en tirer. Aussitôt la technique invoquée par Orochorimaru, il peut voir dans le regard de son jeune adversaire la surprise. S’il n’avait pas été occupé à recracher ses petites bêtes noires, il aurait bien certainement sourit face à cette situation. Cette vague reptilienne, à la manière de celle aqueuse invoquée plus tôt, s’effondra sur la place publique en ruine sous les pieds d’Orochimaru. Les serpents, leur nombre s’élevant maintenant au moins à quelques milliers, resserrèrent leur étreinte sur Yagura, l’ensevelissant sous leur masse grouillante. Le silence s’abattit sur les lieux de l’affrontement l’espace de quelques secondes, ne restait que les sifflements à l’unisson de milliers de reptiles. Orochimaru sourit enfin. Il fixa la masse sombre qui recouvrait maintenant les ruines, attendant de voir une quelconque réaction de la part de son adversaire. Mais rien…Avaient-ils vraiment déjà gagné?

Tu vois Sasori, je te l’avais bien dit que cela ne durerait pas lon…

Avant-même qu’Orochimaru ne puisse terminer sa phrase, le bruit d’une explosion se fit entendre. L’instant suivant, des entrailles de serpent volaient dans toutes les directions. Un rugissement bestial se fit entendre, et de sous les reptiles émergea Yagura. Simplement, il n’était plus tout à fait lui-même. Il s’agissait maintenant d’une bête quadrupède de chakra noir, son dos et ses deux queues recouvertes d’une épaisse couche d’écailles grisâtres. Il poussa et nouveau et avant qu’Orochimaru ne puisse comprendre ce qui se produisait devant ses yeux, l’eau qui formait quelques secondes plus tôt le lac empoisonné sous leur pied se décomposa en une centaine de petits globes aqueux qui se mirent à flotter dans les airs autour du jinchuuriki en colère. Suivant les battements des queues du démon, quelques-uns des orbes furent projetés à grande vitesse en direction de l’homme serpent, qui ne put qu’éviter l’attaque en se jetant en bas de son perchoir. Sous l’impact des projectiles aqueux, la statue de l’ancien Kage vola en éclat. Atterrissant au sol délicatement, au côté de son partenaire, Orochimaru ne put s’empêcher de laisser échapper un nouveau petit rire sinistre. Son sang bouillonnait d’excitation!

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